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        Dates à retenir:

 

25 mai 2018 à 20h

au Rex, centre culturel

Place Clémenceau à Abbeville

Conférence  de François Veillerette

François Veillerette nous parlera des pesticides et de ses conséquences sur la nourriture et l'eau.

Nous vous attendons nombreux! 

Gardons le contact

 

          est le bulletin d'info publié                  régulièrement par NOVISSEN            et envoyé à ses adhérents.

Lisez-le et partagez-le!

 

 n° 99  février 2018

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Emile Vak !

Sous ce pseudonyme, Bernard, notre artiste, nous régale de ses créations ... 

 

 

Pour revoir nos conférences:

 

  2015

Marc Dufumier: 33333

                   La conférence

                                    Questions de la salle 1 

                                  Question de la salle 2

2016

Alain Vaillant

Fabrice Nicolino

Jocelyne Porcher

 

  2017

Hervé Kempf

Jean Michel Jedraszak

Claude Brémard

Gérard Le Puill

 

  2018

Olivier Nouaillas

André Cicolella

 

L'éclaireur du Vimeu du 27 février 2018

 

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Le Courrier Picard le 21 mars 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Le Journal d'Abbeville le 11 avril 2018

 

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Le Courrier Picard le 13 avril 2018

 

«Il faut réduire notre exposition aux perturbateurs endocriniens»

 

André Cicolella, toxicologue, expert en santé environnementale, tiendra une conférence sur les perturbateurs endocriniens vendredi 13 avril à Abbeville.

 

Par Denis Desbleds | Publié le 12/04/2018

 

Avec le Réseau santé environnement, qu’il préside, André Cicolella, expert en santé environnementale, toxicologue, a obtenu l’interdiction du bisphénol A en France en 2010. Son combat contre les perturbateurs endocriniens continue. Il animera vendredi soir une conférence à Abbeville, à l’invitation de l’association Novissen.

André Cicolella, qu’allez-vous expliquer aux gens vendredi soir lors de votre conférence ?

Il y a une grande attente de la population à propos des perturbateurs endocriniens. Ces substances sont l’explication majeure de l’augmentation des grandes maladies chroniques, comme le cancer du sein et le cancer de la prostate. Mais aussi des maladies métaboliques comme le diabète, les maladies cardiovasculaires. Les perturbateurs endocriniens sont aussi en cause dans les troubles du comportement des enfants, dans l’autisme, dans les troubles de la reproduction avec la baisse de la qualité du sperme, l’infertilité qui touche un couple sur cinq, l’abaissement de l’âge de la puberté, etc.

Quels sont les moyens d’agir ?

La France a adopté en 2014 une « stratégie nationale perturbateurs endocriniens ». L’objectif est de réduire l’exposition de la population, car il n’y a pas de seuils avec les perturbateurs endocriniens. On ne peut pas définir une limite à ne pas dépasser. Il y a aussi l’effet cocktail, quand plusieurs perturbateurs endocriniens agissent ensemble. Il faut donc interdire ces substances dès qu’on peut le faire, et pour cela, mobiliser la société, la population, les collectivités. Le Réseau santé environnement a lancé une campagne « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens ». Paris, Strasbourg, entre autres, ont déjà signé la charte. J’espère qu’Abbeville et d’autres villes de Picardie vont rejoindre le mouvement.

En quoi cela consiste-t-il ?

Les mesures à prendre sont simples : dans ses commandes publiques, une municipalité peut acheter des produits de nettoyage sans alkylphénol, un perturbateur endocrinien qui contamine l’eau. Les Villes peuvent s’engager sur ces mesures, ni coûteuses, ni compliquées. C’est vrai aussi pour les établissements de santé par exemple. Les municipalités s’engagent aussi à informer et sensibiliser la population.

Est-ce plus simple d’agir de cette façon que d’obtenir l’interdiction pure et simple de ces substances ?

C’est effectivement plus rapide à faire, mais les deux ne sont pas contradictoires. Après l’interdiction du bisphénol A dans les biberons et les tickets de caisse en France en 2010, l’Europe a suivi en seulement six mois. La France est d’ailleurs en pointe dans ce domaine mais il faut convaincre les autres pays européens pour les autres substances. Certains font de la résistance. Il faut penser aussi au-delà de l’Europe. Le bisphénol A n’est pas interdit sur les autres continents. La France peut jouer un rôle majeur au niveau mondial sur ce sujet.

Concrètement, comment agir au niveau personnel ?

Par exemple, privilégier l’alimentation bio, car une grande partie des pesticides sont des perturbateurs endocriniens. L’alimentation infantile est contaminée par les phtalates. Acheter des shampooings sans parabène, aussi. Éliminer les perturbateurs endocriniens de notre alimentation et de nos achats, c’est déjà un pas en avant.

« Les perturbateurs endocriniens, au quotidien, une fatalité ? », conférence d’André Cicolella, vendredi 13 avril à 20 heures au Rex, centre culturel d’Abbeville. Entrée gratuite.