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        Dates à retenir:

Du 15 octobre au 13 novembre 2018

                   En mairie de Drucat et                                     de Buigny Saint Maclou

Consultation du public portant sur les capacités financières de la SCEA côte de la justice

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Tous les vendredis, à 18h Place de la Mairie à ABBEVILLE 

 Novissen répond à l'appel des coquelicots

https://nousvoulonsdescoquelicots.org/ 

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Assemblée Générale de NOVISSEN

Vendredi 30 novembre 2018 à 20 h

Salle polyvalente 

à DRUCAT

 

Gardons le contact

 

          est le bulletin d'info publié                  régulièrement par NOVISSEN            et envoyé à ses adhérents.

Lisez-le et partagez-le!

 

 n° 99  février 2018

1

Emile Vak !

Sous ce pseudonyme, Bernard, notre artiste, nous régale de ses créations ... 

 

 

Pour revoir nos conférences:

 

  2015

Marc Dufumier: 33333

                   La conférence

                                    Questions de la salle 1 

                                  Question de la salle 2

2016

Alain Vaillant

Fabrice Nicolino

Jocelyne Porcher

 

  2017

Hervé Kempf

Jean Michel Jedraszak

Claude Brémard

Gérard Le Puill

 

  2018

Olivier Nouaillas

André Cicolella

François Veillerette

Laurent Pinatel

Claude Kaiser

 

 

Articles de journaux et émissions suscités par le projet dit "des 1000 vaches

à partir de janvier 2014
N.B. Les articles les plus anciens sont au bas de la page.
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"Ouest France" décembre 2014
 
 
 
 
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"MEDIAPART" 12 décembre 2014

Laurent Pinatel: «La Ferme des mille vaches est une dérive qui va tout emporter»

 | Par Hubert Huertas et christophe Gueugneau

« L’agriculture paysanne est une démarche, l’agriculture industrielle est une dérive» À défaut d’avoir été convié à la Conférence environnementale qui s'est tenue à l'Élysée, le porte-parole de la Confédération paysanne est l’invité du trente-quatrième numéro d’Objections.

 

 

 Logo partenaire Dailymotion

Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, est un homme de convictions, et un homme en colère, mais qui parle en retenant ses mots. Pas d’envolées dans ses paroles, mais une fermeté retenue, derrière des formules qui frappent...

Vis-à-vis de la FNSEA : « Je sais que l’agriculture industrielle a d'ardents défenseurs qui stigmatisent l’écologie, et vont mettre du fumier dans les agences de l’eau. Tout un symbole »...

Vis-à-vis de l’Europe : « On nous a enfermé dans un truc où plus on a de vaches, plus on touche, plus on a d’hectares, plus on touche, plus on fait de bio, moins on touche. Il faut faire bouger ce cadre »...

À propos du ministre de l’agriculture : « Stéphane Le Foll veut maintenir la production. Nous, on veut maintenir les producteurs »...

À propos de la conférence environnementale : « Au bout d’un moment, il faut arrêter les grands discours. Tant qu’on parle d’arracher des haies, de continuer les pesticides, de charger un taurillon dans la Creuse, de l’abattre en Ille-et-Vilaine, de le consommer au Maghreb, on peut faire toutes les grand-messes qu’on veut, on n'arrivera à rien. »Laurent Pinatel a été sévèrement condamné, avec sept autres militants de la Confédération paysanne, pour ses actions contre la Ferme des mille vaches, dans la Somme. Il revendique son « droit à la désobéissance civile », convaincu que ce projet pose un problème de société : « On lutte contre une dérive industrielle qui va emporter toute l’agriculture. L’alimentation sera produite par un industriel, et l’industriel fera comme les autres. Il n’a qu’un seul intérêt : c’est le profit. Est-ce qu’on veut que notre alimentation soit faite dans des fermes, ou dans des usines ? C’est sur la question agricole que peut se reconstruire la société. Standardiser l’alimentation, réduire 70 000 producteurs de lait à 2 400 fermes-usines, ça porte atteinte à l’environnement. En désobéissant, on pose un acte »... La justice en pose d'autres : Pinatel était ainsi convoqué ce vendredi matin au commissariat pour répondre d'un... carreau cassé lors d'une action contre la Ferme des mille vaches (lire le communiqué de la Confédération paysanne ici).

 
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"Confédération Paysanne" 3 novembre 2014
 
 
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"Francetv info 29 octobre 2014
 Sursis pour les opposants à la ferme des Mille Vaches
 

A l'énoncé du verdict du tribunal d'Amiens, le porte-parole de la Confédération paysanne, qui écope de la peine la plus lourde (cinq mois avec sursis), garde toute sa "détermination" et promet d'autres actions.

C'est le mardi 28 octobre au soir qu'a été énoncé le verdict à l'encontre des militants de la Confédération paysanne. Le tribunal d'Amiens a prononcé des peines de deux mois à cinq mois avec sursis - la plus lourde contre le porte-parole national, Laurent Pinatel. Celui-ci interprète la sanction comme une entrave aux syndicats et promet "d'autres actions [qui sont] en gestationCe n'est pas ces cinq mois de sursis qui vont nous arrêter (...). Non, on ne doit pas produire l'alimentation des Français dans des usines sans leur demander leur avis".

De la "délinquance ordinaire", pour l'avocat des plaignants

La ferme des Mille Vaches, dans la Somme, est la première ferme-usine en France. Dédiée à la production de lait, elle accueille 1.500 bovins depuis la mi-septembre. Les militants de la Confédération paysanne avaient alors tenté d'empêcher cette production industrielle en démontant une partie des installations de traite. Des faits considérés comme des actes de délinquance ordinaire par le procureur de la République et l'avocat des plaignants. Me Franck Berton reproche aux militants de pas s'être opposés à ce projet par la voie judiciaire : "On n'est plus dans un combat politique, mais (...) proche du combat des voyous."

Pour soutenir les neuf prévenus, des militants venus de toute la France ont improvisé un théâtre où les acteurs menaient le procès de l'agriculture industrielle. La journée de protestation avait débuté par une minute de silence en hommage à Rémi Fraisse

 

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Procès de la ferme des « 1.000 vaches »

Amendes et sursis pour les militants de la Confédération paysanne

Amiens, 28 oct 2014 (AFP) - Les neuf militants de la Confédération paysanne impliqués dans des actions jugées délictueuses contre la ferme des 1.000 vaches ont écopé d'amendes et jusqu'à cinq mois de prison avec sursis mardi devant le tribunal correctionnel d'Amiens, sur fond de manifestation contre « l'agriculture industrielle ».

Les peines prononcées sont un peu plus sévères que les réquisitions du parquet, qui avait qualifié le dossier d'« éminemment politique ». Les neuf prévenus - six hommes et trois femmes - étaient poursuivis à la suite de deux actions coup de poing de la Confédération paysanne sur le chantier de la ferme des 1.000 vaches, à Drucat-Le Plessiel, près d'Abbeville (Somme) en septembre 2013 et mai 2014.

Les parties civiles ont estimé les dégâts à plus de 150.000 euros mais le tribunal a demandé une expertise, renvoyant l'audience pour intérêt civil au 15 juin. La procureure adjointe d'Amiens avait ainsi demandé au tribunal : « Peut-on, au nom d'un idéal, faire des choses que la loi réprouve ? ». « C'est en menant des actions de protestation, de refus, de désobéissance civile, qu'on peut faire changer une loi », avait déclaré l'un des prévenus au cours du procès, Thierry Bonnamour. « S'ils ont désobéi c'est parce qu'ils n'avaient pas d'autres choix. La désobéissance c'est l'ultime moyen d'agir quand on a utilisé tous les autres moyens. La désobéissance, c'est prendre un risque », a enchéri l'un des trois avocats des prévenus, Me Laëtitia Peyrard.

Combat du pot de terre contre le pot de fer, a plaidé son collègue Me Grégoire Frison, s'en prenant vertement au porteur du projet, Michel Ramery, certes issu d'une famille de fermiers picards, mais qui a fait fortune dans le Btp, dans le Nord.

Justifiant une action civique et syndicale, les avocats ont comparé les neuf militants aux faucheurs volontaires d'Ogm. Baisse du nombre de laitières autorisées dans la ferme à 500, baisse de la puissance autorisée du méthaniseur à venir, débat public : la mobilisation a eu des conséquences concrètes positives, ont-ils insisté.

« C'est un simulacre de justice, une heure de délibéré pour un dossier important, comme on a eu un simulacre en instruction », a regretté Laurent Pinatel à la sortie de l'audience, parlant d'un « déni de l'action syndicale ».

Le porte-parole de la Confédération paysanne a reçu la peine la plus lourde, cinq mois de prison avec sursis et 300 euros d'amende. Il était poursuivi pour dégradation et recel. Quatre autres militants accusés de dégradations ont reçu de deux à quatre mois avec sursis et une amende pour deux d'entre eux. Un sixième militant a pris quatre mois avec sursis et une amende pour vol. Enfin, trois autres militants ont été condamnés à une amende de 300 euros pour refus de prélèvement Adn.

La défense devrait « très certainement » faire appel. La partie civile, de son côté, s'est rebiffée à l'audience, refusant le rôle de « suppôts de satan » que certains veulent lui faire jouer, selon les mots de Me Frank Berton. « Dans cette enceinte, certains ne supporteront pas que je dise que je suis paysan », a témoigné Michel Welter, le directeur d'exploitation de la ferme, assurant être « très respectueux du bien-être des bêtes » au sein d'un groupement de producteurs réunis pour survivre.

Venus de toute la France, entre 1.500 et 4.000 manifestants selon les sources, s'étaient retrouvés dès le matin devant le palais de justice pour soutenir les prévenus. Parmi eux des dirigeants d'Eelv et l'ancien porte-parole de la Confédération paysanne José Bové. La plupart avait quitté les lieux avant le rendu du délibéré. Quelques dizaines d'entre eux ont tout de même accueilli les prévenus à leur sortie, scandant « résistance ! ».

Les manifestants avaient entamé leur journée de protestation par une minute de silence en hommage à Rémi Fraisse, jeune homme tué dimanche par une explosion lors d'une confrontation avec la gendarmerie sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn). Même s'ils ont toute la journée pris la parole pour faire le procès de l'agriculture industrielle, l'ambiance à Amiens est restée bon enfant, au milieu des tentes, barnums, sonos, et autres stands d'alimentation bio.

AFP

 

 

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"metronews" 28 octobre 2014

 Militants condamnés : 5 choses à savoir sur la "ferme des 1000 vaches"

AGRICULTURE - Neuf militants de la Confédération paysanne accusés d'avoir commis des dégradations à la ferme des 1000 vaches, dans la Somme, ont été condamnés mardi à des peines d'amende et de prison avec sursis. Mais en quoi consiste cette exploitation hors-norme ?

L'exploitation de la ferme des 1000 vaches a commencé en septembre 2014. Photo : FRANCOIS LO PRESTI / 
 
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"Le Courrier Picard" 25 octobre 2014
 DRUCAT La mort de deux vaches avive la polémique

Publié le 25/10/2014

 

Deux laitières sont mortes début octobre, dans la ferme dite des « Mille vaches », à Drucat, près d’Abbeville. Les opposants de l’association Novissen y voient la conséquence du mode de fonctionnement de cet équipement. Michel Welter, l’un des exploitants, réplique que cela n’a rien à voir avec la taille et le mode d’exploitation de cette ferme.

 La nouvelle est tombée via une photo, prise d’avion par Claude Dubois, militant de Novissen. Cette association se bat depuis trois ans contre le programme de cette ferme, dite des « Mille Vaches », aujourd’hui en activité. Début octobre, il a survolé cet équipement, voisin de l’aéroclub d’Abbeville, et a découvert sur l’un de ses clichés les cadavres de deux bêtes, déposées sur une dalle de béton. Le site Reporterre, qui soutient les opposants, s’en est fait l’écho ce jeudi 23 otobre, à quelques jours du procès des militants de la Confédération paysanne. Pour les opposants, ces décès sont la conséquence du mode de fonctionnement de la ferme, de la concentration des animaux : ils sont actuellement près de 500.

« Plateforme de cadavres »

Michel Welter, l’un des exploitants, associés de Michel Ramery, le porteur du projet, assume : « Dans l’autorisation d’exploitation, sur le permis de construire, est indiqué l’emplacement de cette plateforme de cadavres. Et on explique que l’on aura entre 20 et 30 animaux morts par an. »

Il réplique : « Dans tous les élevages, il y a de 8 à 10 % de mortalité chez les veaux, de 2 à 5 % chez les adultes. On a eu des pertes, c’est vrai, des animaux euthanasiés suite à des pépins de santé. Ce n’est pas lié à des mauvais traitements. Aujourd’hui, si une vache est malade, on abrège ses souffrances. » Celles-ci avaient des problèmes aux pattes et ne pouvaient plus se déplacer : « Comme dans la nature, certains animaux se battent pour vivre, d’autres se couchent et se laissent mourir. »

Michel Welter ajoute, à propos de ces décès : « C’est regrettable, c’est un événement dramatique, mais c’est courant, c’est pour cela qu’existent des sociétés d’équarissage.Parce que c’est la ferme des Mille vaches, on s’offusque, mais tous les jours des animaux sont vendus à l’abattoir. » Il annonce d’ailleurs qu’ils devraient perdre une autre bête ce week-end, à cause d’une insuffisance cardiaque.

Michel Welter reconnaît tout de même : « Compte tenu du changement de structure, d’environnement, du mélange des troupeaux, des animaux ont été malades. » Cependant, un brin provocateur, il remarque : « C’est la faute à Novissen. On a eu tellement d’emmerdes, de retards que tout le monde a fatigué, les animaux comme les hommes. Si on avait respecté le planning, on aurait pu finir calmement, mieux préparer l’arrivée des vaches, ça se serait mieux passé. »

X. T.

 
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 "Ouest France" 24 octobre 2014
 Notre-Dame-des-Landes. Cap sur Amiens pour les tracteurs anti-aéroport

Après un périple de trois jours, ils seront mardi devant le tribunal d'Amiens, en soutien aux opposants à la ferme des 1000 Vaches

Il était 16 h 20, vendredi, quand les tracteurs "vigilants" ont quitté la ferme de Bellevue, occupée par les militants anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Huit tracteurs, qui ont participé au dispositif de défense de la ZAD, ont mis le cap sur Amiens à l'initiative du collectif COPAIN (organisations professionnelles agricoles indignées par le projet d'aéroport).

Mardi matin, ils seront devant le tribunal d'Amiens où comparaissent huit militants qui ont tenté d'empêcher l'ouverture de la ferme des 1 000 Vaches. Parmi eux on trouve Laurent Pinatel, porte-parole national de la Confédération paysanne. "C'est le même combat. La répression qui s'abat sur eux a le même visage que celle que nous connaissons à Notre-Dame-des-Landes", expliquait un des 25 conducteurs qui vont se relayer au volant des tracteurs.

Des militants à vélo étaient déjà partis le dimanche précédant. Par ailleurs quatre cars de manifestants venant de la Loire-Atlantique et de Vendée vont aussi rallier Amiens.

 

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"Reporterre" 23 octobre 2014

 

 

 

Décès inattendus à la ferme-usine des 998 vaches

Barnabé Binctin (Reporterre)

jeudi 23 octobre 2014

 

Des clichés réalisés les 4 et 5 octobre, et que Reporterre dévoile aujourd’hui, prouvent qu’au moins deux bovins sont morts dans la ferme-usine dite des Mille vaches, trois semaines à peine après l’ouverture du site.


La ferme-usine des Mille vaches pourrait mettre encore plus de temps que prévu à honorer son nom. Alors que les premières vaches sont arrivées sur le site de l’exploitation dans la nuit du 12 au 13 septembre dernier, certaines auraient succombé sur place, quelques semaines plus tard, selon les preuves fournies par l’association Novissen.

Le samedi 4 octobre, Claude Dubois, vice-président de l’association d’opposants au projet de ferme-usine, effectue un tour en ULM. Retraité, ce passionné d’aviation vole fréquemment depuis l’aéroclub situé à 150 mètres de l’emplacement de la ferme-usine. Ce jour-là, ce n’est pas lui qui pilote, il se charge des photos aériennes.

En les regardant le soir même, il constate une tache blanche et noire située entre l’énorme hangar et le tas de fumier. Une vache gît à même le sol. «Je n’avais pas de grand-angle et de loin, je ne m’en suis pas rendu compte sur le moment», raconte-t-il.

Le lendemain, il remonte de nouveau à bord avec un collègue. Cette fois, son appareil photo est muni d’un zoom plus puissant. Et cette fois, ce n’est plus une vache, mais deux, qui sont étendues, inertes, sur le sol en bitume de l’exploitation, au même endroit que la veille.

Lorsqu’on zoome sur l’image, on aperçoit des flaques de sang dégoulinant directement du museau du bovin. Il ne fait aucun doute : les vaches sont mortes.

Reporterre a joint hier par téléphone Michel Welter, le directeur de l’exploitation. M. Welter se veut d’abord rassurant concernant l’état de santé de son troupeau : «Les vaches vont très très bien. Ça je peux vous dire, elles vont bien : on a tout fait pour qu’elles aillent bien».

Lorsqu’on l’interroge sur de possibles décès, il ne les dément pas : «Cela fait partie du quotidien d’un troupeau. La vie, la mort… tous les jours on a des veaux qui naissent, et ça nous arrive aussi d’avoir des animaux qui meurent. Comme dans toutes les fermes».

Impossible toutefois de savoir combien de vaches sont actuellement présentes sur le site : «C’est une donnée confidentielle, c’est notre problème. On n’a pas à communiquer sur les chiffres». On insiste, mais rien ne semble filtrer : «On continue notre petit bonhomme de chemin, je n’ai pas à expliquer la stratégie de notre entreprise», répond Michel Welter.

Il est sûr que le site abrite moins de cinq cents animaux, selon l’accord conclu entre l’entreprise Ramery, qui promeut la ferme-usine, et les autorités, sous la pression des opposants. Mais si les vaches continuent de mourir dans des conditions étranges, «On n’est pas prêt d’avoir mille vaches», conclut Claude Dubois. 

 
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"Reporterre" 22 octobre 2014
 Menacé de boycott, Senoble renonce à acheter le lait de la ferme-usine des Mille vaches

Barnabé Binctin (Reporterre)

mercredi 22 octobre 2014

Suspecté d’utiliser le lait issu de la ferme-usine des Mille vaches dans ses produits, Senoble jette l’éponge et se dégage de toute responsabilité. Le réseau Biocoop a en effet décidé de dé-réferencer ses produits.


C’est une fin de feuilleton qui ressemble fort à un aveu. En annonçant lundi se retirer de la propriété de Senagral, dont il possédait 49%, pour les vendre à Agrial, actionnaire majoritaire avec 51%, Senoble se dégage de toute responsabilité dans l’utilisation du lait de la ferme-usine des Mille vaches, dont il est accusé depuis plus de quatre mois maintenant.

Officiellement, le leader français des produits frais laitiers pour les marques de distributeurs (MDD) justifie ce choix par la volonté de «se consacrer encore plus fortement à son développement international» et d’ «accentuer sa montée en puissance sur les produits à plus forte valeur ajoutée».

«Cette décision reflète la poursuite de la stratégie du groupe de se désengager progressivement d’une activité déficitaire depuis cinq ans» affirme Senoble dans sa déclaration à l’AFP. Aucune mention officielle d’un quelconque lien avec les suspicions autour de la ferme-usine des Mille vaches.

Pourtant, avant l’été, Reporterre avait enquêté sur les menaces de boycott qu’une campagne de mobilisation citoyenne avait lancées contre Senoble. Nous n’avions pu établir indiscutablement le lien, la joint venture Senagral faisant écran.

Mais en septembre dernier, la pression s’était accrue sur la marque dite haut-de-gamme. Reporterre avait alors démontré que Senoble se chargeait de la collecte des premiers litres de lait produit sur la ferme-usine. Pisté et photographié, le camion chargé de lait des Mille vaches s’était rendu dans un centre de collecte de la marque Senoble.

Biocoop a déférence Senoble

Un courriel que Reporterre a pu se procurer confirme explicitement la décision. Interpellée par une cliente qui s’inquiète de la distribution de la marque par les magasins Biocoop, la responsable des relations clients chez Biocoop ne laisse place à aucun doute dans sa réponse :

«Je tenais à vous informer que Biocoop a décidé de déréférencer Senoble. Biocoop est bien sûr opposé aux dérives de l’agriculture productiviste et ne souhaite en aucun cas cautionner le projet de la ferme des 1000 vaches. Biocoop avait référencé Senoble au moment où notre réseau demandait des yaourts bio bien positionnés en prix, dans le cadre de la Bio Je Peux. Les pratiques de Senoble avaient, à l’époque, été jugées convenables par la commission stratégie produits, notamment l’approche avec notre partenaire Biolait. Toutefois, face aux attentes de notre réseau (exprimées notamment en congrès) et de nos partenaires, nous lançons la procédure de déréférencement de Senoble (durée de six mois), dans le strict respect de nos obligations contractuelles».

A la Confédération Paysanne, on se félicite d’une «première victoire». «Il n’y aura donc pas de lait des Mille vaches dans les produits Senoble, c’est déjà une bonne nouvelle» écrivait hier le syndicat agricole dans un communiqué.

A moins d’une semaine du procès le 28 octobre à Amiens des neuf militants de la Confédération Paysanne, le feuilleton Senoble qui se termine pourrait bien en ouvrir d’autres.

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"L'INDEPENDANT" 15 octobre 2014  

La "caravane des paysans en grève de la faim" est partie de Narbonne ce mercredi 15 octobre

 
Avant de prendre la route, la caravane s'est regroupée devant la Maison de la Région. PHOTO/JEROME LEHUBY
 

Sous l'impulsion de la Confédération paysanne, un mouvement de protestation pas comme les autres vient débuter à Narbonne ce mercredi 15 octobre. A 14 h 30 s'est en effet formée, devant la Maison de la Région, la "caravane des paysans en grève de la faim". A bord d'un camping-car, elle sillonnera le territoire en plusieurs étapes avant d'arriver à Amiens, le 28 octobre.

Cinq paysans militants ne s'alimenteront pas durant tout le voyage : ils seront assistés par des sympathisants, qui se relaieront à chaque escale.

A l'origine de la grogne, les craintes pour l'avenir des petites installations agricoles. "L'Etat et la FNSEA persistent dans leur politique d'élimination des petites fermes", affirme, dans un communiqué, la Confédération paysanne de l'Aude. "L'accès aux aides a en effet été limité par des planchers excluant les petits éleveurs, mis à l'écart de la politique agricole de ce gouvernement".

Pour la Confédération, ces orientations mettent à mal l'agriculture et l'élevage de proximité au profit d'une "industrialisation agricole subventionnée". Et de s'indigner : "C'est ainsi que des usines de 1000 vaches ou 250 000 poules sont présentées comme des modèles de compétitivité agricole".

C'est à ce titre que la "caravane" a choisi Amiens comme lieu d'arrivée : neuf militants de la Confédération paysanne y seront jugés le 28 octobre prochain, dans le cadre d'un bras de fer engagé pour stopper un projet d'élevage de 1000 vaches laitières et 750 veaux dans la Somme. Notons que le mouvement fera escale à Carcassonne demain, jeudi 16 octobre, à la Chambre d'agriculture. 

 
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"Libération" 11 octobre 2014
 
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"news PRess" 08 octobre 2014 

 

Confédération Paysanne- 08/10/2014 12:15:00


Le 28 octobre, neuf militants de la Confédération paysanne comparaîtront devant le tribunal correctionnel d'Amiens, dont Laurent Pinatel, porte-parole national du syndicat. Ils sont poursuivis pour des actions sur le site de l'usine des mille vaches, à Drucat (Somme), usine qui a débuté sa production le 13 septembre.

Campagnes solidaires : Quelle analyse la Confédération paysanne tire-t-elle après l'installation des 133 premières vaches dans l'usine de Drucat, le 13 septembre, et la table ronde au ministère de l'Agriculture le 16 septembre (cf. encadré) ?

Laurent Pinatel : Déjà, depuis un an qu'on est sur ce dossier, c'est la première fois qu'on a eu ce type de réunion au ministère, avec toutes les parties autour de la table. Ce n'est pas rien. Ça prouve aussi, au passage, que la Conf' ne fait pas que dénoncer, qu'elle est aussi dans la discussion et la construction !

Reste quand même ce double discours du gouvernement : d'un côté, il déclare que l'usine des 1000 vaches, ce n'est pas son modèle, son projet, mais de l'autre il ne fait rien pour l'empêcher de se réaliser, on ne trouve rien pour ça dans la loi d'avenir votée définitivement ce mois-ci. Ramery ne fait que profiter de ces carences législatives, de ce manque de volonté politique. Je pense réellement que la volonté de ce gouvernement est de faire cohabiter deux types d'agriculture : une industrielle orientée vers l'export, et une pour la vitrine, la belle image de la France. Ça se recoupe avec son attitude et ses décisions pour la Pac et la loi d'avenir.

N'empêche que pour les 1000 vaches, on a déjà fait reculer Ramery sur son méthaniseur. Le digestat qui en sortira et sera épandu proviendra de produits agricoles, pas de déchets ménagers ou de boues d'épuration, c'est déjà ça. Ensuite, il est quand même bloqué à 500 vaches, à moitié de son projet. Pour aller jusqu'à 900 vaches, l'Etat pourra, s'il en a la volonté, réouvrir une enquête publique ; au-delà, cette enquête sera obligatoire.

CS : Quelles actions sont envisagées pour les semaines et les mois à venir ? Est-il encore possible d'empêcher le projet d'usine à 1000 vaches de se réaliser ?

LP : Deux actions au moins sont possibles à ce stade. La première est de faire pression sur l'Etat et sa préfecture dans la Somme pour rouvrir une enquête publique si Ramery demande à passer à plus de 500 vaches laitières. Et là, il faudra que les citoyens s'expriment, massivement.

Ensuite, la ferme n'existe que parce que le lait est collecté. Aujourd'hui, nous savons que c'est Senoble qui collecte. Il faut que les citoyens soient le plus nombreux possible à se lever et dire « Je ne boirai pas le lait des mille vaches ! ». Chacun peut prendre ses responsabilités en n'achetant plus de produit du groupe Senoble. Porter atteinte à son image devrait faire reculer Senoble.

Mais il faut aussi que tous les élus se saisissent du débat. Car ce type de projet remet en cause toute la société. Jusqu'à maintenant, historiquement, notre alimentation était très massivement produite dans des fermes. Là, nous risquons d'aller la chercher dorénavant dans des usines.

CS : La Confédération paysanne veut faire du procès de ses neuf militants, à Amiens le 28 octobre, le « procès de l'industrialisation de l'agriculture » : pourquoi ?

LP : Nous, nous portons un projet : l'agriculture paysanne. En face, il y a une tentation de filer vers une agriculture de type industrielle. Mais si l'agriculture paysanne est une démarche, l'agriculture industrielle est une dérive ! On nous bassine avec la conquête de marchés, on nous pousse à l'agrandissement, mais dès qu'on passe à certaines tailles de troupeau, on tombe dans le schéma industriel, on se met à fabriquer du « minerai », comme on fabrique ailleurs des pièces de voiture. On voit ce que ça a donné en Bretagne, les impasses, les dégâts, avec les paysans qui subissent, poussés à la faillite et au désespoir par cette dérive. Le procès du 28 octobre à Amiens posera la question des modèles agricoles, politiques, de société, et du choix que nous devons faire

 
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"Marianne", 03 octobre 2014  
 
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" le Huffingtonpost",  septembre 2014 et avant

Une série d'articles, fort intéressants, via le lien suivant:

http://www.huffingtonpost.fr/jocelyne-porcher/eleveurs-animaux-delevage_b_5062481.html

 Jocelyne Porcher directrice de recherche de l'INRA a écrit de nombreux articles sur la relation entre l'homme et les animaux:

 

http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=2527

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"La Voix du Nord", le 30 septembre 2014
 
Exclusif: nous avons pénétré dans la ferme des mille vaches (VIDÉO)

Par la rédaction pour La Voix du Nord,Publié le 30/09/2014

PAR YANNICK BOUCHER

 

Et les portes s’ouvrent, celles de la plus grande ferme de France à Ducrat, près d’Abbeville. Derrière le projet « 1 000 vaches » campe le procès de l’industrialisation de l’agriculture et la défense de la paysannerie traditionnelle. Ce que nous avons vu pose l’enjeu du lait le plus agro-industriel du pays. Une première.

 

 

« La première vache est entrée toute seule sur le manège de traite, sans aucun stress. J’en ai pleuré, après tout ce travail et toutes ces histoires… ». Michel Welter dirige aujourd’hui le projet agricole le plus contesté de France, celui des 1000 vaches, né dans l’esprit de Michel Ramery, capitaine d’industrie du bâtiment dans le Nord, dont le père était fermier à Erquinghem-Lys, près de Lille. Un dirigeant qui a dû se battre contre une opposition de trois ans, résolue à faire obstacle à cette industrialisation du lait, encore inédite en France, le pays des verts pâturages et des petites étables de la ruralité profonde.

Et le débat fait rage. Le premier litre de lait est sorti de la « ferme-usine » dans la nuit du 15 septembre, encore avant le petit jour et sous haute surveillance policière. Un lait qui faillit bouillir ! Michel Ramery était présent à la première traite. Ils étaient une poignée à voir avec lui les 133 vaches faire leur travail derrière la toute première, 133 vaches venues des élevages pilotés dans le secteur d’Abbeville par les neuf associés de la société civile Lait-pi-carde, dont deux fermes appartenant à Michel Ramery. Le bilan, déjà ? Trois animaux de perdus pendant le transport, beaucoup de stress et au final un acte fondateur d’un élevage laitier qui passe à l’ère industrielle contre les préconisations de la nouvelle politique agricole du ministre de l’agriculture, grand écouteur de l’opinion publique…

Alors quoi ? Le changement de dimension fut vécu dans la presque stricte intimité, les opposants étant confinés dehors par une escorte de CRS. Une heure aura suffi pour traire les 133 premières vaches, elles sont environ 400 aujourd’hui, la ferme étant configurée – restreinte après arbitrage gouvernemental – à en accueillir 500 (sans les génisses et les veaux). Au-delà, il faudra retravailler un dossier, repartir en procédure et sans doute mener une nouvelle enquête publique.

On n’en est pas encore là, même si les choses vont vite. Objectif 30 litres par vache et par jour en moyenne, contre 25 litres ces jours-ci, c’est déjà beaucoup mais insuffisant. Le manège géant est capable d’en traire 300 à l’heure trois fois par jour, c’est une cadence proprement industrielle. Déjà plus de 8 000 litres de lait sortent de Drucat chaque jour, Michel Welter en espérant 27 000 avec 1 000 vaches.

Reste ce que nous avons vu. Pas franchement le pire des univers concentrationnaires, mais des conditions d’élevage proprement hors normes. La ferme est immense, presque trois terrains de football. Elle est ouverte au vent (« pour éviter les odeurs»). Les animaux ne sont pas attachés et disposent, ratio établi, de 11 m2 d’espace par tête. Des bâches sont pilotées par une station météo pour les protéger de la pluie ou des vents trop violents. Les bêtes ne verront jamais un brin d’herbe, elles ne danseront jamais pour aller au pré. Vache de vie.<mvdn_puce class="macro" name="MVDN_PUCE">

Mille vaches, comment ça marche?

Des montbéliardes (« têtes blanches ») et des Prim’Holstein composent le grand troupeau de la ferme des 1000 vaches, traites toutes les huit heures par un manège à 54 places avec robots de traites automatiques.

Les bêtes arrivent à la queue leu leu pour occuper une longette de traite. Une fois en place, l’un des onze employés de la ferme-usine nettoie les pis, un autre place le robot de traite.

Le manège est une machine de guerre qui peut tourner sans arrêt, libérant les vaches comme elles sont arrivées, une par une. Elles rejoignent leur place dans la ferme, dans des longettes où elles pourront se coucher et se mouvoir sans se blesser (les séparateurs – en vert – sont en plastique souple et non en métal).

La ferme dispose de 954 places pour les laitières sur un site de 6 hectares. La traite aura duré 2,5 heures pour un record de 185 vaches à l’heure (50 le premier jour). Le lait recueilli est placé dans une salle spéciale attenante avant d’être livré à l’acheteur. Lequel ? Les opposants ont parlé du groupe Senoble (crèmes et desserts), la direction de la ferme ne fait aucun commentaire, ne livrant aucun nom.<mvdn_puce class="macro" name="MVDN_PUCE">

De l’électricité à partir des bouses

Un méthaniseur sera construit dans un an près de la ferme. Son rôle : produire de l’électricité

en valorisant le méthane issu

des lisiers. Ce méthaniseur devait produire 1,4 Mwh en traitant d’autre déchets que ceux de la ferme.

Les opposants ont gagné

sur ce point : la puissance sera réduite à 0,6 Mwh avec des déchets 100 % végétaux.

L’opposition gagne une bataille dans la guerre au lait industriel

On parle d’un petit Notre-Dame-des-Landes lorsqu’il s’agit d’évaluer la mobilisation des opposants au projet. Au départ, une ferme de 234 mètres de long aussi haute qu’une nef d’usine métallurgique avec 1 750 animaux, dont 1 000 vaches laitières à 27 centimes le litre contre 35 en moyenne ailleurs. Pour Antoine Jean, porte-parole de la Confédération paysanne dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est une horreur, un contre sens et la mort annoncée des petits éleveurs, voire des plus gros dans la région.

Une grande région de lait : 182 000 vaches y produisent 1,33 milliard de litres, c’est une brique de lait sur sept et un yaourt sur sept produits en France. Quant à Novissen, l’association formée il y a trois ans pour s’opposer aux Mille vaches, elle mobilise 2 500 membres tout ronds depuis vendredi dernier. « On est fatigués mais heureux aujourd’hui», résume Marc Caron, son secrétaire général. Il pense à cette réunion décrochée le 16 septembre au ministère à Paris après quatre jours de blocus à Drucat. « On n’aura pas le méthaniseur qui était prévu par Ramery et c’est déjà une belle victoire», explique Claude Dubois, vice-président de Novissen. « Il devait traiter les lisiers mais aussi les boues d’épuration, des graisses industrielles et des déchets d’hôpitaux ou de grandes surfaces», dit-il. « Derrière une vache il doit y avoir un éleveur, un paysan, ajoute Antoine Jean. Voilà pourquoi le projet choque les gens, sans parler des 70 gendarmes présents lors du blocus, les 300 prises d’ADN sur place, pour nous confondre». Le procès des opposants confondus aura lieu le 28 octobre à Amiens. On attend jusqu’à 2 000 manifestants devant le tribunal.<mvdn_puce class="macro" name="MVDN_PUCE"> Y. B.

 
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Liens relatifs à l'arrivée des 150 premières vaches et au blocus qui a eu lieu du samedi 13 à 7h au mardi 16 septembre 2014

http://www.advertance.eu/tag/ferme-des-1000-vaches/

 

http://colibris.ning.com/profiles/blogs/d-marrage-de-la-ferme-des-1000-vaches

 

http://lafrance.co/d/400762/videos-ferme-des-1000-vaches-ses-opposants-bloquent-le-site

 

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/09/14/20005-20140914ARTFIG00080-la-controversee-ferme-des-1000-vaches-a-demarre-son-activite.php

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/2014/09/14/drucat-80-les-opposants-la-ferme-des-1000-vaches-determines-550590.html

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/2014/09/14/feurs-la-fete-du-lait-sur-fond-de-malaise-550628.html

 

http://www.ainfos.ca/ainfos336/ainfos60796.html

 

http://www.divergence-fm.org/1000-vaches.html

  

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/09/14/20005-20140914ARTFIG00080-la-controversee-ferme-des-1000-vaches-a-demarre-son-activite.php

 

http://panoranews.com/articles/721143-le-blocus-de-la-ferme-des-1000-vaches-est-leveacute-(719737-718788-717272)

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article6300

 

http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/13322/tres-controversee-ferme-des-1000-vaches-commence-son-activite

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/190914/barrage-du-tarn-ferme-des-mille-vaches-de-nouveaux-conflits-pour-le-developpement-durable?onglet=full

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/la-dame-du-bois-joli/230914/novissen-remporte-une-manche-contre-ramery-et-sa-ferme-usine

 

http://www.divergence-fm.org/1000-vaches.html

 

http://www.fne.asso.fr/fr/ferme-des-1000-vaches-les-animaux-arrivent-la-contestation-continue.html?news_id=13847&cmp_id=37

 

http://agriculture.gouv.fr/Ferme-des-1000-vaches

 

http://barbarapompili.fr/1000-vaches-premier-recul-de-ramery-la-mobilisation-continue/

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/tentative-de-conciliation-sur-la-ferme-des-1000-vaches-apres-son-ouverture_1576200.html

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/170914/stopper-les-1000-vaches-sivens-nddl-lyon-turin-europacity-pour-laisser-place-aux-alternatives-cit

 

http://lejournaldesanimaux.fr/actualites/2014/09/17/ferme-1000-mille-vaches-tensions-conciliation-conditions-elevage-1097

  

http://www.huffingtonpost.fr/2014/09/13/ferme-des-1000-vaches-demarrage-exploitation-arrivee-premiers-bovins_n_5814716.html

  

http://www.aboneobio.com/blog/post/2014/09/19/La-ferme-des-1000-vaches-%3A-consomacteurs-reveillez-vous

  

http://www.ouest-france.fr/elevage-la-ferme-des-1000-vaches-vue-du-space-2837005

  

http://www.millebabords.org/spip.php?article26632

 
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"Le Courrier Picard", le 17 septembre 2014
 
 
 
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"Ouest-France", le 16 septembre 2014
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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"Le Courrier Picard", le 15 septembre 2014
 
 
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"Le Courrier Picard", le 13 septembre 2014
L'activité à la ferme des 1000 vaches peut débuter selon l'Etat

Par la rédaction pour Courrier picard,Publié le 13/09/2014

 

Les 150 premières vaches sont arrivées ce samedi matin à la ferme des 1000  vaches. Des militants de la confédération paysanne et de Novissen dénoncent une anticipation de l'ouverture d'activité, les services de l'Etat maintiennent que tout est en ordre.

Le bras de fer entamé depuis de longs mois se poursuit alors que les premières vaches sont entrées dans l'étable cette nuit.

En fin de matinée ce samedi, une délégation composée de militants de Novissen et de la Confédération paysanne a été reçue par le sous-préfet d'Abbeville.

Une bête histoire de calendrier?

« Jeudi 11 septembre, nous avons rencontré la préfete de Région, Nicole Klein », explique Michel Kfoury président de Novissen. « Jean-Claude Geney, sous-préfet d’Abbeville, y était. Les représentants de l’Etat nous ont parlé d’un engagement de Michel Ramery, le promoteur de la ferme des Mille vaches, pour en rester à 500 vaches et d’une réduction de la puissance du méthaniseur à 0,6 MW ».
« Cette solution nous convient », affirme Michel Kfoury. « Nous demandions qu’un protocole d’accord soit signé par nous, Michel Ramery, devant la préfète. Mais pourquoi l’Etat a-t-il laissé entrer les vaches ce matin, sous la protection de la gendarmerie, alors que rien n’est écrit ? »
« L’Etat a donné les autorisations alors que tout n’est pas prêt, que le tourne à gauche sur la D928 n’est pas réalisé », continue Michel Kfoury. « C’est comme si l’Etat s’était précipité. » « A huit jours près, si cet accord avait été signé, il n’y aurait eu aucun incident », regrette Marc Dupont, secrétaire de Novissen.

L'Etat se veut rassurant

La sous-préfecture indique pour sa part qu'au «regard du droit, le démarrage de l’exploitation du site était possible ».
Concernant le méthaniseur et ses incidences sur le circulation sur la RD 928 les services de l'état se veulent rassurant «La SCEA Côte de la justice a décidé de réduire de moitié la puissance de son méthaniseur (passant de 1,3 à 0,6 mégawatts). Il ne sera plus alimenté que par les déchets fermentescibles en provenance de la ferme, ce qui aura une incidence positive sur le trafic de la RD 928, notamment en matière de poids lourds.»

Les Jeunes agriculteurs ne se mouillent pas

Hasard du calendrier, ou pas, les Jeunes agriculteurs de la Somme tiennent leur fête annuelle, Plaine en fête, ce week-end à quelques kilomètres de là. Matthieu Pégard, le président des JA 80 n’a pas caché son agacement. « Avec Plaine en fête, nous voulons faire avant tout de la communication positive sur notre métier, a-t-il assuré. Ça m’agace que l’on parle de ça à la radio, à la télé ou dans les journaux ce week-end.»

Sur le fond dossier, les JA n’ont pas changé de point de vue : « On n’est ni pour, ni contre. Aujourd’hui, il n’y a pas 36 solutions pour faire du lait car vu les prix, les éleveurs doivent se regrouper. Le permis de construire a été délivré, le dossier a été lu et relu en préfecture. À un moment il faut avancer ! »
 
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"Le Courrier Picard", le 4 septembre 2014 
 
Stéphane Le Foll au Lycée du Paraclet, à côté de B Pompili : 
 

http://www.courrier-picard.fr/region/stephane-le-foll-les-mille-vaches-pas-mon-projet-ia0b0n429386     

 

Stéphane Le Foll: «Les Mille vaches, pas mon projet» 

En visite ce jeudi 4 septembre en Picardie, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll répond au Courrier Picard sur l’enseignement agricole, l’embargo russe, la ferme des Mille vaches, etc.

 

Stéphane Le Foll se rend ce jeudi matin, à partir de 9 h 45, au lycée agricole Le Paraclet, à Cottenchy, près d’Amiens, pour rencontrer les enseignants, les élèves et visiter l’établissement. Il déjeunera sur place.

 

Pourquoi choisir le lycée agricole Le Paraclet pour cette rentrée ?

 

Le Paraclet s’est engagé dans des démarches que nous soutenons, dans le cadre du projet pour l’agro-écologie, sur le plan Écophyto (NDLR, qui vise à réduire les produits phytosanitaires dans les exploitations agricoles). Ce lycée a une expérience que je veux souligner.

 

Où en sont les effectifs de l’enseignement agricole en cette rentrée 2014, pour les élèves et les enseignants ?

 

On a, depuis que je suis arrivé au ministère en 2012, créé 560 postes, et, pour cette rentrée, 150 postes supplémentaires, pour un total de 15 000 enseignants. C’est une priorité affirmée par le président de la République, qui se traduit aussi dans l’enseignement agricole. Nous allons adopter de manière définitive la loi d’avenir agricole qui comporte un volet important sur l’enseignement. Cette année, l’enseignement agricole concerne plus de 470 000 personnes : 171 374 élèves de l’enseignement technique, 37 701 apprentis, ce qui fait de l’enseignement agricole celui qui forme le plus d’apprentis en proportion, 16 452 étudiants dans l’enseignement supérieur, et 244 967 stagiaires de la formation professionnelle continue. L’enseignement agricole, c’est la formation agricole, l’apprentissage et la formation continue. C’est ce qui fait sa force.

 

Quelles sont les grandes lignes de la réforme de l’enseignement agricole ?

 

C’est d’abord conforter l’idée qu’autour du ministère de l’Agriculture, il y a trois grands types de formations identifiées : l’agriculture et l’agronomie, les vétérinaires et la forêt. La traduction concrète dans la loi sera la création de l’Institut vétérinaire, agronomique et forestier français, qui va donner une cohérence aux formations existantes : baccalauréats professionnels, CAPA (CAP agricoles), BEPA (BEP agricoles), BTS, les ingénieurs, les chercheurs. Je voulais que, par la loi, on identifie bien ces trois grandes familles de l’enseignement et en même temps leur cohérence. Quand on fait de l’élevage, on est confronté à des questions sanitaires, et la forêt, c’est la gestion de tous les territoires hors les territoires urbains. Cette loi met aussi l’accent sur la mobilité sociale : l’enseignement agricole a aujourd’hui des performances assez exceptionnelles. En 2014, le taux de réussite aux diplômes est de plus de 84 %. Près de 87 % des élèves pour les baccalauréats professionnels et 89 % des étudiants pour les brevets de technicien supérieur (BTS) ont obtenu un emploi 33 mois après l’obtention de leur diplôme. L’enseignement agricole a la capacité à former, à faire réussir les élèves et derrière, à leur permettre de trouver un emploi. Avec cette loi, on veut que tout ce qui est acquis soit valorisé pour l’élève, avec des systèmes de validation, même s’il n’a pas la totalité de ses diplômes. On fera des passerelles pour valider les acquis à chaque étape.

 

Malgré cette réussite de l’enseignement agricole, des jeunes ont des difficultés à s’installer à cause notamment du manque de terres agricoles, surtout pour ceux dont les parents ne sont pas agriculteurs.

 

La loi d’avenir renforce la gestion du foncier en renforçant le rôle et la place des SAFER (NDLR, les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, dont une des missions est de faciliter l’installation des jeunes agriculteurs). Dans le cadre des Assises de l’installation, on a revu le processus, y compris pour les gens qui ne sont pas issus de l’agriculture : des mécanismes sont prévus dans la loi d’avenir. Mais l’agriculture offre aussi une multitude de possibilités professionnelles comme le para-agricole, l’agroalimentaire, le sanitaire, la forêt, le maraîchage, etc. Il y a plein de possibilités et des domaines nouveaux qui vont s’ouvrir. Derrière l’agro-écologie, il y a des techniques de production agronomiques et agricoles spécifiques mais d’autres industries naissantes comme le bio-contrôle, avec des enjeux et des débouchés.

 

Dans le département de la Somme, près d’Abbeville, la ferme dite des Mille vaches s’apprête à accueillir dans quelques semaines ses premiers animaux. Vous qui entendez promouvoir l’agro-écologie, que répondez-vous aux opposants au projet, qui dénoncent une « ferme-usine » ?

 

Il faut avant tout préciser que le projet a été autorisé pour 500 vaches et non 1 000 vaches, afin de tenir compte des terrains disponibles pour la gestion des effluents. Sur le fond, je ne soutiens pas ce projet qui ne correspond pas au modèle d’agriculture que je souhaite promouvoir au travers de l’agro-écologie. Les projets que je porte, ce sont des exploitations et des agriculteurs qui se regroupent pour créer des groupements d’intérêts économiques et environnementaux. C’est la démarche inverse. L’enjeu, dans les vingt ou trente ans qui viennent, est que l’agriculture reste avec des chefs d’exploitation qui sont eux-mêmes agriculteurs. Il y a des investisseurs, par exemple dans des pays d’Europe centrale, ou en Afrique ou ailleurs, qui achètent des milliers d’hectares et emploient des salariés pour travailler dessus. Ce n’est pas mon option.

 

Vous participez, vendredi 5 septembre, au conseil extraordinaire des ministres de l’Agriculture, à Bruxelles, au sujet de l’embargo russe. Qu’allez-vous préconiser afin que les producteurs français ne soient pas pénalisés ?

 

Après être allé voir la ministre espagnole de l’Agriculture la semaine dernière, j’ai aussi rencontré à Bonn (Allemagne), mardi, mes homologues allemand et polonais. L’objectif est de se concerter et de peser de manière collective pour que des mesures soient prises par la Commission européenne pour faire face à l’embargo russe. Il faut qu’on soit réactif et ne pas laisser se dégrader la situation dans quelque filière que ce soit car une fois que c’est dégradé, cela coûte beaucoup plus cher. Il faut une action ciblée pour chacune des filières, avec une évaluation précise. Vendredi, on va valider le déblocage de 125 millions d’euros pour le secteur des fruits et légumes de l’Union européenne, plus 32 millions pour les producteurs de pêches et de nectarines, et entre 10 et 20 millions en anticipation pour le lait. À partir de là, on verra s’il faut davantage d’aides.

 

Propos recueillis par DENIS DESBLEDS.

 
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"Le Courrier Picard", le 1er septembre 2014
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Le Courrier Picard", le 27 août 2014

 
DRUCAT (80) Novissen a ressorti ses crayons pour interpeller les politiques
Les anti-Mille vaches mettent la pression sur les élus de la Somme avant le procès des militants de la Confédération paysanne, le 28 octobre prochain.

 

Les opposants à la ferme des Mille vaches n’ont pas rangé leurs banderoles bien longtemps. La fronde a déjà repris. 

 

«On a demandé l’autorisation pour tenir des stands d’information sur les marchés de Rue, Saint-Valery, Gamaches et Abbeville. On a aussi deux tracts en préparation. L’un pour justifier les raisons de notre colère, l’autre pour appeler à manifester le 28 octobre, jour du procès à Amiens de nos amis de la Confédération paysanne. » Comme en témoigne Marc Dupont, membre de Novissen, l’association anti-Mille vaches n’a pas chômé pendant l’été. Alors que le chantier de cette ferme laitière hors norme poursuit son cours au nord d’Abbeville (Somme), ses opposants ont entrepris d’interpeller à nouveau les élus de la Somme pour connaître leur position sur le dossier. Ces élus sont Alain Gest (UMP), Stéphane Demilly (NC), ou encore les députés socialistes Jean-Claude Buisine et Pascale Boistard. La toute nouvelle secrétaire d’État a été la première à répondre.

 

Cambadélis sollicité

 

Dans son courrier aux militants, Pascale Boistard explique que la ferme des Mille vaches «  ne s’inscrit pas dans le modèle agricole que je défends  », préférant «  faciliter l’association de plusieurs agriculteurs afin de développer leurs structures ». En somme, le point de vue déjà exprimé par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture. Pascale Boistard précise, qu’elle a «  toujours condamné les actes de destruction comme les actes violents  », référence évidente aux interventions parfois musclées de la Confédération paysanne, qui sera de retour à Amiens le 28 octobre, à l’occasion du procès de neuf de ses militants pour dégradations.

 

De son côté, Nicolas Dumont (PS), maire d’Abbeville, critiqué par les opposants pour sa neutralité dans ce dossier, a accepté d’intervenir auprès de Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, afin de faciliter une rencontre. Sans suite pour l’instant. De son côté, le président (PS) du Département, Christian Manable, se serait montré très attentif aux arguments des militants, lors d’une rencontre en juillet. De quoi s’assurer de nouveaux soutiens politiques avant le procès ? Rien n’est moins sûr. Et d’ici là, les vaches auront sans doute foulé le sol de la plus grande ferme laitière de France.

 

Thomas Diévart

 

Note de Novissen - Interrogé sur la dernière phrase de son article, l'auteur nous signale: "Je vois que la chute de mon papier suscite l'inquiétude. Je précise donc : comme souvent dans ce dossier, il s'agit d'une estimation. Comme vous le savez aussi bien que moi, ce chantier a souvent pris du retard

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"Regards d'étudiants", le 08 août 2014
 
Ferme des 1000 vaches : quel modèle agricole voulons-nous ?

Jean Matthieu Thévenot 

La polémique autour du projet dit de la « Ferme des 1000 vaches » prend de l’ampleur, et nous pouvons nous en réjouir. Car ce débat est loin d’être un simple face à face entre un investisseur fortuné et une poignée de riverains soutenus par des associations environnementales. Non, ce projet pose en réalité la question du choix de modèle agricole que nous voulons. En témoigne le large éventail d’acteurs qui sont entrés dans le débat : syndicats, collectifs, associations, élus…

Le projet des « 1000 vaches », c’est un élevage industriel laitier associé à une unité de méthanisation valorisant les effluents des bovins. Les animaux seraient concentrés dans des hangars sans accès à l’extérieur. Et ce sont donc 1000 vaches produisant du lait, et plusieurs centaines de génisses. Les pollutions directes sont évidentes : air vicié, et surtout épandage des digestats du méthaniseur (c’est d’ailleurs ce point qui pose des problèmes devant les lois environnementales). Mais les critiques portent aussi sur le modèle agricole dont ce projet est l’image. Face aux critiques, la préfecture a décidé de réduire le projet en le limitant à 500 vaches. En agissant de la sorte, elle reconnait la valeurs des arguments avancés par les opposants. Cependant l’agrandissement à court terme vers les 1000 vaches prévues à l’origine est assez clairement sous-entendu. Et dans tous les cas, les critiques faites au projet initial s’appliquent de la même façon à cette version réduite.

Les revendications d’abandon du projet restent donc d’actualité, et prennent bien sûr une dimension symbolique. Un projet spéculatif qui profite de la politique de soutien à la méthanisation agricole Le groupe Ramery qui est l’investisseur derrière ce projet n’est lié que de très loin à l’agriculture : ce projet n’est dicté que par des intérêts spéculatifs, cherchant notamment à capter les aides publiques liées à la méthanisation. Ce n’est pas un projet agricole, il n’y aura pas d’agriculteur ici : seulement des ouvriers agricoles, employés dans les conditions sociales désastreuses que l’on s’imagine.

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Ce phénomène date de la crise économique de 2008 : les investisseurs se sont rabattus sur des valeurs plus sûres et plus concrètes que les produits dérivés fortement dévalorisés. Mis à part l’or et autres métaux, ils se sont pour la première fois tournés massivement vers l’agriculture. En ont découlé les accaparements de terre, la spéculation sur les matières premières agricoles, des créations de vastes exploitations industrielles, … en bref, les multinationales et le monde de la finance sont entrés dans un monde agricole qu’ils se contentaient auparavant de fournir. Cela a aussi lancé une dynamique de recherche de nouveaux débouchés agrocarburants, chimie verte… Certains de ces débouchés sont soutenus par l’Etat, et ce projet montre les limites de la politique d’aide à la méthanisation agricole : d’une activité sensée permettre de valoriser des déchets d’exploitation et d’apporter ainsi un revenu supplémentaire aux agriculteurs, on glisse lentement vers une activité qui devient la source de revenu principal.

Si tout ceci est boosté par les prix élevés de l’énergie, ce sont aussi les orientations politiques données qui sont responsables : en favorisant de grosses unités centralisées, nécessitant des investissements conséquents et consommant des quantités importantes de matière première. Poussée à l’extrême, cette logique nous amène au projet des « 1000 vaches » qui a pour but premier de créer du méthane et non de la nourriture.

On peut donc légitimement se demander quelles sont nos priorités agricoles : la nourriture ou l’énergie ? Je ne dis pas ici que les deux sont inconciliables, mais seulement qu’il faut faire des choix stratégiques. Et tout le monde s’accordera pour dire que l’agriculture française doit avant tout nourrir la France. Si l’on peut tout-à-fait intégrer des productions énergétiques dans l’agriculture, elles ne doivent pas s’imposer comme c’est le cas dans ce projet (ou avec les agrocarburants de première génération). Un modèle d’élevage non durable. En plus de la méthanisation, ce projet va produire 8 millions de litres de lait chaque année (et de la viande de réforme, par voie de fait). La thématique de la surconsommation occidentale de produits animaux, viande en particulier, se retrouve donc aussi dans ce débat. La nécessité de réduire cette consommation pour des raisons environnementales et de santé publique n’est plus vraiment remise en question. Or à l’heure actuelle, le secteur français de la viande se targue de différer fortement du modèle nord-américain très critiqué, et de rester à petite échelle. Cette affirmation est évidemment fausse dès que l’on s’intéresse aux élevages porcins et avicoles, mais là n’est pas notre sujet. Elle est en revanche assez vraie au sujet des bovins, ovins et caprins… du moins pour le moment : car avec la « ferme des 1000 vaches » on s’éloigne très clairement de cette petite échelle mise en avant.

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Le type d’élevage des « 1000 vaches » est exactement celui qui est critiqué comme n’étant pas durable : évidemment, ces vaches seront nourries avec des protéines importées, soja OGM d’Amérique du Sud en grande partie. Ce projet éloignera encore un peu plus la France de la souveraineté alimentaire. Et que dire du bien être animal : ce projet prend la direction opposée à celle mise en avant depuis quelques années par les instances européennes et nationales. Enfin, n’oublions pas les effet désastreux sur les rejets par les vaches de … méthane justement ! Un bilan CO2 pas si positif après tout… La production des « 1000 vaches » se placera sur un marché international agricole ou elle ne pourra être compétitive que subventionnée. Elle aura des effets catastrophiques sur les marchés des Sud, mais aussi sur le marché local en y déversant une production de mauvaise qualité qui tirera les prix vers le bas… Rappelons que les éleveurs bovins et laitiers traversent eux aussi une période difficile et que le gouvernement a choisi de les aider via la nouvelle PAC : un minimum de crédibilité et d’efficacité voudrait donc que ce projet soit bloqué.

De plus en plus de voix s’élèvent et conseillent de recentrer notre production vers la qualité, destinée à un marché local. Ce projet en est l’antithèse, car il empêche cette réorientation de par sa structure et ses objectifs. La poursuite de ce projet remettrait très sérieusement en question le discours de promotion de l’agroécologie du ministre de l’agriculture dans la nouvelle loi d’orientation agricole. Ce projet est un projet du passé. Contrairement à ce que défendent ses promoteurs, il n’est en rien moderne : les prouesses techniques et industrielles n’en font pas un vecteur de progrès. Il est temps que nous comprenions que les projets comme celui-ci sont passéistes au regard des questions sociales et environnementales qui animent le monde aujourd’hui. Il est donc temps de choisir. De prendre position. De donner des orientations claires. Le manque de courage politique exige de nous que nous agissions, que nous refusions le projet de « ferme des 1000 vaches ». Et que nous ouvrions la voie vers l’agriculture de demain.

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Mise à jour (7 août 2014)

Preuve de son importance et de sa pertinence, le débat sur la « ferme des 1000 vaches » s’est amplifié ces derniers mois à l’échelle nationale. 

Si les travaux sont presque terminés, l’ouverture de la ferme prend du retard et les actions de lutte non-violentes menées par la Confédération Paysanne se multiplient. 

Une répression d’une rare violence s’est abattue sur ce syndicat et son porte-parole suite à une action de démontage pacifique fin mai.

Un procès est d’ailleurs prévu le 28 octobre à Amiens, et un appel à manifestation devant le Tribunal est lancé : amis de l’agriculture paysanne et de l’environnement, venez nombreux !

 
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"Le Courrier Picard", le 30 juillet 2014
 
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"Le Courrier Picard", le 26 juillet 2014
 
Ferme des mille vaches: le Conseil d’État rejette le pourvoi de Novissen .

L’association d’opposants à la ferme des Mille vaches avait saisi le Conseil d’État contre le permis de construire de l’exploitation. Son pourvoi a été rejeté.

 
Dans le marathon judiciaire qui oppose l’association de riverains Novissen, mais aussi la Confédération paysanne, à Michel Ramery, magnat du bâtiment et des travaux publics à la tête du projet de ferme géante à Drucat et Buigny-Saint-Maclou, près d’Abbeville (Somme), les décisions se suivent à un rythme soutenu.
 Celle-ci a failli passer inaperçue. Michel Kfoury, président de Novissen, l’a reçue la veille du procès des militants de la Confédération paysanne jugés, le 1er juillet dernier, au tribunal d’Amiens, pour avoir notamment démonté la salle de traite de la future ferme. Procès qui a été finalement renvoyé au 28 octobre.

La Confédération paysanne et les associations Novissen, Picardie Nature et L214, mais également 190 personnes physiques avaient déposé, début juin, un pourvoi devant le Conseil d’État, visant à annuler une décision du tribunal administratif d’Amiens qui, le 12 mars 2014, avait refusé d’annuler le permis de construire de la ferme et de l’unité de méthanisation attenante, accordé par le préfet de la Somme en mars 2013. Ce pourvoi a été rejeté.

« Nous accueillons avec satisfaction cette décision du Conseil d’État », a réagi vendredi 25 juillet Michel Welter, responsable technique du projet des Mille vaches.

 « Cela fait deux jugements du tribunal administratif, plus celui-ci, qui nous sont favorables sur le permis de construire. Cela confirme que tout ce qu’on a fait l’a été dans les règles de l’art ».

De son côté, Novissen entend évidemment poursuivre la bataille judiciaire. « Fin août, nous allons déposer un recours devant le tribunal administratif contre l’autorisation d’exploiter la ferme », annonce Michel Kfoury, le président de l’association. « Et nous allons saisir la justice européenne, à la fois contre le permis de construire et l’autorisation d’exploiter, pour deux motifs : l’absence de volet financier dans le permis de construire et l’insuffisance de l’étude d’impact ».

Le marathon est loin d’être terminé. En attendant, « nous travaillons, le projet avance », se borne à dire Michel Welter.

DENIS DESBLEDS

 

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"Reporterre", le 21 juillet 2014
Libertés Les magistrats dénoncent la pénalisation systématique du mouvement social.
 
 

La répression policière et judiciaire contre les mouvements sociaux est de plus en plus forte. Le Syndicat de la magistrature prend position « Recourir à la pénalisation de ces luttes, c’est enfermer dans l’illégalité toute pensée contestataire et stigmatiser un mouvement social fait de lanceurs d’alerte, qui usent de la liberté de contester l’ordre établi. »


Faucheurs d’OGM, militants anti-pub, étudiants anti-CPE, « Contis » d’hier, syndicalistes de Roanne, militants de la confédération paysanne en lutte contre la ferme-usine des 1000 vaches, paysans et militants de la ZAD en résistance contre l’aéroport de Notre Dame des Landes d’aujourd’hui : triste continuité que celle de la répression du mouvement social !

Qu’ont en commun ces hommes et femmes ? Ce sont tous des acteurs mobilisés au nom de l’intérêt général pour créer les conditions d’un débat public, des précurseurs dans le combat contre la destruction de l’environnement, la diffusion des OGM ou contre des choix politico-industriels dictés par la recherche illimitée du profit, au mépris des droits des travailleurs, paysans et habitants.

Arsenal sécuritaire et objectifs chiffrés

Et surtout, aujourd’hui comme hier, leurs actions collectives, faites de colère spontanée et inspirées par la détresse pour certains, de démonstrations aussi pacifiques que symboliques pour d’autres, leur valent un traitement pénal hors norme, soumis à des objectifs chiffrés que devront valider des condamnations sévères.

Tandis que les moyens manquent à la justice et à la police pour lutter contre la délinquance économique et financière, on déroule là une mobilisation policière sans précédent et, trop souvent, un traitement judiciaire en temps réel : garde-à-vue, fichage génétique, déferrement et comparution immédiate, cette justice expéditive génératrice d’emprisonnement.

L’arsenal sécuritaire, renforcé sous le précédent gouvernement et toujours en vigueur deux ans après l’alternance, s’est banalisé. Voilà que sont mobilisés pour contrer des luttes sociales : l’extension incontrôlée du fichage génétique qui, jadis réservé aux criminels « sexuels » concerne aujourd’hui la moindre dégradation, la pénalisation aveugle du refus de prélèvement ADN, le délit de participation à un attroupement armé, cette résurgence aggravée de la loi anti-casseurs, les procédures d’urgence désastreuses pour les droits de la défense mais si efficaces pour frapper par « exemplarité », sans recul…

Renoncer à donner une réponse politique

Autant d’outils sécuritaires que le gouvernement actuel, qui a déjà enterré le projet d’une loi d’amnistie sociale, est peu soucieux ou peu pressé d’abroger.

Recourir à la pénalisation – d’ailleurs trop souvent sélective - de ces luttes, c’est enfermer dans l’illégalité toute pensée contestataire et stigmatiser un mouvement social fait de lanceurs d’alerte, qui usent de la liberté de contester l’ordre établi. C’est renoncer à y donner une réponse politique.

Le Syndicat de la magistrature dénonce cette permanence de la pénalisation du mouvement social et la banalisation des outils sécuritaires qui en sont le moyen.


Source :Syndicat de la magistrature

Photo :Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, plaqué au sol par le service de sécurité du ministre de l’agriculture, le 28 mai, avant une interpellation plus brutale par la gendarmerie. (Crédit : Confédération paysanne)

Lire aussi :Contre les militants de Notre Dame des Landes, la justice devient folle

 

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"Le Courrier Picard", le 17 juillet 2014  

La réponse du procureur de la République d’Amiens, Bernard Farret, à une lettre de Claude Dubois (Courrier picard du 24 juin 2014), vice-président de Novissen, concernant trois plaintes déposées

ces derniers mois, n’a guère plu aux adhérents de l’association des opposants à la ferme des Mille vaches. Claude Dubois s’est fendu d’une « réponse à la réponse » le 25 juin dernier.

Dans son courrier, le procureur expliquait avoir classé deux plaintes   : l’une pour violences, concernant un incident entre Michel Kfoury, président de Novissen et Michel Ramery, promoteur de la

ferme des Mille vaches, survenu le 12 septembre 2013, et l’autre pour infractions à la législation sur l’urbanisme. La première car «  le délit était insuffisamment caractérisé  », la seconde car Michel

Ramery a «  régularisé sa situation  ». Bernard Farret n’avait pas trouvé trace d’une troisième plainte de Novissen concernant un branchement d’eau fait sans l’autorisation du maire de Drucat, car

 c’est ce dernier, Laurent Parsis (lui aussi opposé au projet), qui l’avait déposée.

Dans sa réponse au procureur, Claude Dubois s’étonne du classement de la plainte sur l’incident entre M. Kfoury et M. Ramery. Ce dernier, selon le président de Novissen, aurait tenté de l’intimider

 en bloquant sa voiture. «  Une photo et un rapport de gendarmerie sont des preuves légères  », en conclut Claude Dubois. À propos de la régularisation du permis de construire, M. Dubois note

«  qu’il suffit de déposer un permis modificatif. Le préfet le signe, l’infraction disparaît, la situation est régularisée  ». Quant à la plainte du maire de Drucat, le vice-président de Novissen réitère sa

demande d’information.

Pour Novissen, la lettre de Bernard Farret «  est de nature à apporter un apaisement dans les esprits, et à conforter la confiance que nous pouvons avoir en la Justice  ». Ironique, évidemment.

 

DENIS DESBLEDS

http://www.courrier-picard.fr/region/mille-vaches-novissen-repond-au-procureur-ia174b0n406810 

 

 

Leur ferme abrite trois cents vaches laitières à Saint-Aubin-en-Bray, dans l’Oise. Les voisins ont obtenu l’annulation d’un permis de construire.

En 2012, l’EURL Verschuere reçoit le prix « Chambiges », qui récompense les projets architecturaux innovants dans l’Oise, décerné par le conseil Général. En 2013, Vincent Verschuere, 25 ans, à la tête de l’exploitation familiale, reçoit le deuxième prix des jeunes talents d’exception. Derrière cette façade se cache le mécontentement des habitations voisines. En effet, la ferme, qui abrite trois cents vaches laitières, est située dans le centre du village, de Saint-Aubin-enèBray (ouest de Beauvais) à moins de 20 mètres pour certaines maisons du nouveau bâtiment de traite.

« Nous déplorons des nuisances sonores et olfactives, explique Dominique Huguet, représentante du groupement d’habitations voisines de la ferme. La source des problèmes est la construction de ce bâtiment de 2800 m² en 2010, destiné à la traite des vaches. Le purin commence à sortir du bâtiment et s’infiltre dans le sol, avec les conséquences désastreuses que cela peut entrainer sur le sous-sol. La construction a été autorisée avec dérogation du préfet et validée par Michel Mayer, maire. Aujourd’hui nous ne pouvons plus manger dehors ni dormir les fenêtres ouvertes. Nous avons entamé une procédure au tribunal administratif d’Amiens dont la décision a été l’annulation du permis de construire. »

L’EURL Verschuere a fait appel de cette décision. L’affaire a été jugée à Douai le 12 juin dernier et l’annulation du permis de construire a été confirmée en mettant en cause une erreur d’appréciation du maire lors de la délivrance d’un permis de construire de bâtiment d’élevage à proximité immédiate de maisons d’habitation. Pour les magistrats de la cour administrative d’appel, les arrêtés accordant le permis, sont de nature à porter atteint à la salubrité publique. « Nous n’en voulons pas à Vincent Verschuere,explique Dominique Huguet, nous ne voulons pas l’empêcher de travailler mais qu’il ne le fasse pas au détriment d’autres personnes. Nous subissons une dévaluation de nos maisons en cas de vente. »

« Nous venons d’apprendre la décision récemment, commente Vincent Verschuere, nous ne savons pas ce que nous allons décider. Nous allons nous rapprocher de la mairie, la chambre d’agriculture et des intervenants pour nous aider à prendre la meilleure décision. Nous avons deux solutions : soit nous attaquons en cassation, soit nous détruisons le bâtiment. Cela signifierait l’arrêt de l’exploitation laitière et la production de viande. Il n’ait pas sûr que nous puissions continuer à subsister, s’il s’avère que ce soit une décision inévitable. »    De notre correspondant, Daniel Bonnamour.

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"Médiapart", le 13 juillet 2014
 

D'autres «fermes des mille vaches» pourront voir le jour

 | Par Yannick Sanchez

La loi d'avenir agricole adoptée par l'Assemblée n'évitera pas l'installation de méga-fermes où l'élevage, couplé à une centrale électrique alimentée par les déjections du bétail, transforme l'agriculture en une industrie de maximisation des profits.

Le chef de projet de la “ferme des mille vaches” va-t-il enfin pouvoir se frotter les mains ? Si la loi d'avenir agricole passe au Sénat telle qu'elle a été adoptée par les députés, le 9 juillet 2014, non seulement les obstacles concernant l'autorisation d'atteindre le millier de laitières seront levés, mais les possibilités de dupliquer ce nouveau modèle d'agriculture intensive seront ouvertes : l'acquisition de terres n'a pas de limites et les restrictions sur la taille des méthaniseurs agricoles, ces réservoirs de fumier utilisés pour tirer de l'énergie, n'ont pas été mises à l'agenda. Le texte ouvre donc la porte à une agriculture plus encline à produire de l'électricité que des denrées alimentaires.

L'étable vue du ciel. © Novissen
 

La scène se passe en Picardie, dans la Somme, entre Drucat et Buigny-Saint-Maclou, deux villages de 500 habitants sur lesquels s'est installée la plus grande étable de France. Mille vaches sur béton et près de 40 000 tonnes par an de déchets organiques fournissant de l'électricité, ce sont les objectifs que s'est fixés Michel Ramery, patron de BTP dans le Nord-Pas-de-Calais.

Jusqu'à présent, le projet a eu des bâtons dans les roues : entre les militants de la confédération paysanne qui ont multiplié les actions sur place et l'association locale Novissen qui ne veut pas d'une « ferme usine » dans le paysage local, le projet qui devait voir le jour en juillet ay pris du retard et l'autorisation d'exploiter n'a été délivrée que pour 500 vaches.

 

 

 

Des fermes d'envergure similaire existent depuis plusieurs années en Allemagne. Mais en France où l'on prône depuis cinquante ans le maintien des exploitations de type familial, le projet cristallise les peurs. Michel Ramery va-t-il salarier des agriculteurs anciennement propriétaires ? Ce projet est-il précurseur d'un nouveau modèle agricole ? La loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt débattue à l'Assemblée les 8 et 9 juillet 2014 était justement censée mieux réguler l'acquisition des terres tout en fixant un cap vers l'agroécologie.

Car pour acquérir des terrains sans être agriculteur, Michel Ramery a une astuce qui lui permet de passer outre le contrôle de la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (SAFER) qui a le droit de préemption, autrement dit qui peut empêcher la trop forte concentration des terres. Plutôt que de devenir propriétaire des parcelles, il crée des sociétés ou invite les agriculteurs à en créer. Puis, Michel Ramery (ou plutôt la société qu'il contrôle) peut prendre des participations dans ces sociétés. Sans devenir propriétaire des terres, l'entrepreneur devient le décisionnaire dès lors qu'il devient majoritaire. Explication dans la vidéo ci-dessous :

 

 

 

« Michel Ramery est très intelligent : avec son équipe d’experts, ils ont vu la faille dans le droit rural », résume Daniel Roguet, éleveur laitier et président de la Chambre d’agriculture de la Somme. Pour un agriculteur lambda, contrôler autant de terres serait illégal. « Mais juridiquement, Ramery n’est pas agriculteur, puisqu’il ne cotise pas à la MSA (mutualité sociale agricole – Ndlr), précise Grégoire Frison, l’avocat de Novissen. Il n’est donc pas soumis aux mêmes règles que les exploitants agricoles. » En fait, l’entrepreneur nordiste contourne le Code rural(article L331-2) qui limite l’accumulation des structures.

Le prix des terres a doublé en dix ans

La présidente de la SAFER de la Somme, Marie-Andrée Degardin, confirme son impuissance. « On n’a pas été concerné par les mille vaches vu qu'il n’y a pas eu de mutation de foncier à proprement parler. Devant de tels montages sociétaires, le droit de regard de la SAFER et la politique de contrôle des structures (doivent) être renforcés. »

Ce devait être une des clés de voûte de la loi d'avenir pour l'agriculture. Il n'en sera rien, et ce malgré la mise en garde de Jean-Michel Clément, député PS de la Vienne : « Nous avons assisté, avec le temps, à la mise en place d’un certain nombre d’artifices de plus en plus habiles, afin que le droit de préemption de la SAFER puisse être écarté. (…) On peut faire un apport en société, sous condition de non-préemption, puis vendre les parts. (…) Il y a donc de plus en plus de transferts de parts de sociétés, elles-mêmes porteuses de foncier, qui échappent à la SAFER. Mais, nous l’aurons tous compris, ceux dont l’imagination a été assez fertile pour éviter le droit de préemption sur les terres recommenceront forcément avec les parts. »

Pour le député PS Dominique Mouton, qui a participé à la rédaction d'amendements pour renforcer le droit de la SAFER, rien n'a été mis en place pour empêcher la financiarisation des terres : « La loi d'avenir agricole permet de renforcer le contrôle des structures, mais reste inopérante sur le droit des sociétés. C'est une faille juridique béante qui se heurte aux principes constitutionnels de la propriété privée. » Cela n'a pas toujours été le cas.

La libéralisation du contrôle des structures est récente. La loi d'orientation agricole de 2006, qui vise à faire passer « l'exploitation agricole vers l'entreprise agricole », marque le pas vers la dérégulation et la circulaire du 8 août 2006 change la portée du contrôle sur les sociétés : « dans les faits, ne seront plus contrôlées la diminution du nombre des associés et la modification de répartition de capital. » N'importe qui peut désormais entrer dans le capital d'une société agricole, devenir majoritaire et, de fait, acquérir des terres. L'initiateur du projet des mille vaches, Michel Ramery, l'a bien compris.

L'absence de contrôle sur les prises de participation dans les sociétés agricoles incite à la spéculation sur le prix des terres. Le phénomène, qui affecte particulièrement les vignobles, s'étend à l'ensemble de la France. La Picardie n'est pas épargnée. En six ans, le prix des terres agricoles dans la Somme est passé de 6 420 euros l'hectare à 9 050 euros. La rareté des terres et la surenchère des prix dès qu'un hectare se libère créent une pression sur le foncier préoccupante pour les jeunes agriculteurs. Autre évolution, la taille des structures ne cesse d'augmenter. Le nombre de fermes de plus de 80 vaches a explosé en Picardie (+ 120 % entre 2000 et 2010).

 

 

« Le risque, c'est d'avoir des sociétés détentrices de milliers d’hectares qui ne seront plus transmissibles aux agriculteurs », s'alarme la directrice départementale de la SAFER, Marie-Andrée Degardin. « On a pris conscience que si on laisse faire, la pression foncière risque de devenir insupportable pour les jeunes agriculteurs. Entre l'acquisition des terres ou la location, le prix du capital d’exploitation (vaches, bâtiments, outils…), on a vite fait d’arriver à 1 million d'euros, qu'un jeune ne peut pas se permettre. En plus, les banques sont très frileuses. On ne peut pas continuer comme ça, sinon le renouvellement des générations, c’est fini. »

Autre pratique qui tend à pousser les prix des terres à la hausse : le « pas-de-porte », connu de tous, mais illégal. Le principe est simple et largement répandu : en plus du tarif officiellement fixé pour louer ou acquérir des terres, un fermier verse une somme sous le manteau au propriétaire. Un pot-de-vin agricole payé en liquide et de fait, absent des comptes. Questionné à l'automne 2013 sur cette coutume, le chef de projet Michel Welter le dit lui-même en restant flou : « on pratique, comme n'importe quel agriculteur, ni plus ni moins. »

A chaque manifestation, les militants de Novissen brandissent ces panneauxA chaque manifestation, les militants de Novissen brandissent ces panneaux © Yannick Sanchez
 

Le projet de “ferme des mille vaches” participe au phénomène de concentration des terres : en plus du millier de bovines, le projet a besoin de 2 700 hectares. Car une des particularités de la ferme de Michel Ramery est son méthaniseur, d'une puissance de 1,3 MW, soit dix fois supérieure à la taille moyenne des méthaniseurs agricoles en France (0,22 MW). Prévu pour être construit à proximité de l’étable, il transformera les déjections du bétail en biogaz revendu à EDF. De plus, les 40 000 tonnes par an de déchets organiques (appelés digestat et constitués entre autres de bouse de vache) qui sortiront du méthaniseur pourront servir d'engrais. L'enjeu pour Michel Ramery est donc de prouver qu'il dispose de suffisamment d'hectares pour épandre le digestat.

L'entrepreneur nordiste a prévu le coup. Soit les agriculteurs qui s'associent avec lui pour mettre à disposition leurs vaches s'engagent à recevoir le digestat sur leur terrain, soit ce sont d'autres agriculteurs qui passent un contrat d'épandage pour recevoir l'engrais. « Les agriculteurs qui le rejoignent doivent garantir les vaches et l’alimentation, explique le président de la Chambre d'agriculture de la Somme.C'est comme ça que Ramery étoffe son plan d’épandage. » Aujourd'hui, Michel Ramery dispose de 1 300 hectares, demain, il devra doubler cette surface. « On n'aura aucun problème à avoir la surface d’épandage nécessaire », déclare-t-on dans l'équipe des mille vaches.

Pour Barbara Pompili, députée EELV de la Somme, la taille et la puissance des méthaniseurs agricoles font donc problème : « Il ne faut pas que le but de la production agricole soit d'alimenter le méthaniseur. On est sur une ligne de crête parce qu'il faut promouvoir le biogaz sans mettre en concurrence la production d'électricité et l'agriculture. » Il s'agit pour l'élue de limiter la taille des méthaniseurs agricoles qui bénéficient d'aides publiques : « Il ne faut pas détourner l'utilité du méthaniseur, comme c'est le cas dans les mille vaches », affirme-t-elle. Mais du côté de l'équipe du projet, on se veut rassurant : « C’est juste une conséquence, ce n’est pas du tout le cœur du projet. Le méthaniseur à la ferme est prévu pour traiter les déchets, la ferme aurait très bien pu vivre sans. »

Une question demeure : les agriculteurs qui se sont associés à Michel Ramery sont-ils venus d’eux-mêmes ou ont-ils été approchés par le groupe ? Pour Michel Kfoury, le président de Novissen, c’est clair : « Dès qu’il sait qu’il y a un départ à la retraite, systématiquement, Ramery prépare un dossier. Et il propose toujours des prix très élevés. » Le président de la Chambre d’agriculture Daniel Roguet est moins catégorique, mais il confie connaître au moins un agriculteur ayant été démarché parce qu’il était en difficulté financière. Ce que nie le groupe Ramery.

 

La plupart des personnes citées dans cet article ont été interrogées de visu ou par téléphone, entre le 8 et le 10 juillet. J'ai rencontré à plusieurs reprises Michel Kfoury, le président de Novissen, Grégoire Frison, l'avocat de Novissen et Michel Welter, chef du projet des mille vaches lors de déplacements dans la Somme. Un certain nombre d'agriculteurs rencontrés n'ont pas souhaité s'exprimer publiquement.

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"L'Express", n°3288 du 9-15 juillet 2014
 
La guerre des "Mille vaches", par Julie de La Brosse. 
 
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"Reporterre", 8 juillet 2014
 
Beulin-Pinatel : deux visions de l’agriculture, interviews croisées

L’un est président d’un groupe agro-industriel qui pèse sept milliards de chiffre d’affaires, l’autre est paysan dans la Loire. L’un veut une agriculture compétitive et exportatrice, l’autre défend une agriculture paysanne basée sur l’autonomie. Entre les représentants des deux syndicats agricoles français, deux visions de l’agriculture s’affrontent. Alors que la loi sur l’agriculture est discutée au Parlement, entretien croisé avec Xavier Beulin et Laurent Pinatel.


> "Il passe de temps en temps le dimanche"

> Xavier Beulin est souvent décrit comme un agrobusinessman, il n’aime pas cela et répète qu’il est agriculteur avant tout. La rédaction de Reporterre s’est donc mis dans la tête de rencontrer le président du premier syndicat agricole français (FNSEA, Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) sur son tracteur...

> Elle a même tenté un coup de fil sur sa ferme, cinq cents hectares à Trainou dans le Loiret, exploités en céréales et oléagineux avec son frère et deux de ses cousins. "Il passe de temps en temps le dimanche" nous a répondu sa belle-sœur.

> Quant au service communication de la FNSEA, il dit que c’est impossible : "Ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant", et puis les co-gérants de l’exploitation ne seraient pas d’accord...

> Alors, finalement, Reporterre a accepté une interview sur ce qui semble être son principal lieu de travail : son bureau au siège de la FNSEA, dans le 8e arrondissement de Paris.


> - Xavier Beulin -

> Les pas résonnent dans le hall immense, l’hôtesse d’accueil appelle la secrétaire. C’est un attaché de presse qui vient nous chercher. Le bureau est spacieux et dépouillé, mis à part la table de travail recouverte de livres. Avec sa chemise blanche et ses ongles bien propres, le président du principal syndicat agricole a effectivement des airs de PDG. Mais montera-t-il sur son tracteur à l’occasion de la moisson du blé qui arrive ? "Ah, j’espère avoir le temps !"répond-t-il dans un soupir.

> En tracteur et en retard

> Laurent Pinatel, lui, est bien arrivé en tracteur, et en retard. Rendez-vous sur sa ferme à Saint-Genest-Lerpt, dans la Loire. Il devait venir nous chercher à la gare de Saint-Etienne, mais a finalement dépêché son père à sa place. Il n’a pas eu le temps, devant aller chercher du foin pour ses seize vaches allaitantes et quarante vaches laitières.

> Il exploite sa ferme avec sa sœur, un employé et un apprenti. "On a terminé notre conversion en bio en 2013, explique-t-il. Depuis, on a moins de vaches mais plus de transformation." Une partie du lait sert à fabriquer des yaourts et du lait cru sur place. Avec la viande, ces produits sont vendus en priorité en local, dans les AMAP, les cantines scolaires et les commerces du coin.

> Quand il est devenu porte-parole de la Confédération Paysanne il y a un peu plus d’un an, l’agriculteur a passé un contrat avec son syndicat : "Ils ne me payent pas, je suis bénévole, mais ils rémunèrent un salarié qui me remplace trois jours par semaine sur la ferme." Le lundi et le vendredi, il est dans la Loire ; du mardi au jeudi, il est à Paris.

> Au début, ses collègues de la capitale trouvaient qu’il travaillait trop. "Puis finalement ils ont compris que pour bien assumer ma fonction, défendre les paysans, il fallait que je conserve mon activité agricole", raconte-t-il.


> - Laurent Pinatel -

> L’agriculture française doit-elle être compétitive et exportatrice ?

> Xavier Beulin, lui, a délaissé ses champs pour ses mandats. Il en cumule une douzaine : administrateur au Crédit Agricole, vice-président de la Copa-Cogeca (syndicat agricole européen), président du Conseil économique et social régional du Centre, président de l’Alliance européenne des oléo-protéagineux, président du Grand port maritime de La Rochelle, etc.

> Mais surtout, il préside Sofiprotéol, gigantesque groupe agro-industriel qui réunit les acteurs de la filière des oléo-protéagineux, des producteurs aux transformateurs, en passant par la recherche et la commercialisation.

> Il affiche sept milliards de chiffre d’affaires pour 2013. Parmi ses filiales on compte Lesieur, premier français des huiles végétales, Diester Industrie, leader sur le biodiesel ou encore Glon Sander, lui aussi leader dans la nutrition des animaux d’élevage.

> L’agroalimentaire, ça "pèze"...

> Est-ce un modèle de développement pour l’agriculture française selon lui ? Il paraît presque flatté de la question : "Je n’aurai pas la prétention de dire ça. Mais c’est un exemple de construction de filière gagnant-gagnant : pour le producteur, l’industrie et le consommateur."

> Les activités de son groupe résument bien sa vision de l’agriculture française : exportatrice, compétitive, classée parmi les premières au niveau mondial. "Avec l’agro-alimentaire, l’agriculture c’est un secteur qui pèse 3,5 millions d’emplois, qui a un chiffre d’affaires cumulé de 220 à 240 milliards d’euros par an et qui pèse 12 milliards nets d’exportation", se plaît-il à rappeler.

> Il s’inquiète "d’une situation qui n’est plus tenable dans ce pays qui est la perte de compétitivité de l’agriculture française." Il accuse d’abord "les charges sociales qui pèsent énormément sur la compétitivité coût."

> Mais surtout, "c’est la compétitivité hors coût que nous voulons absolument dénoncer. La règlementation française est excessive. Ça grogne vraiment chez les agriculteurs", affirme-t-il en tant que porte-parole des campagnes.

> Le discours colle parfaitement aux revendications de beaucoup de patrons français : trop de charges, trop de normes. La FNSEA a d’ailleurs participé au "cri d’alarme" lancé par huit organisations patronales à l’exécutif le 29 juin dernier dans le Journal du dimanche.

 

> Un déjeuner avec Hollande, et les arbitrages changent en sa faveur...

> Xavier Beulin est donc un patron plus qu’un agriculteur qui, selon Laurent Pinatel, a l’oreille de l’exécutif : « Sur la politique agricole commune, tout le monde a été consulté, dit le porte-parole de la Confédération paysanne. Puis la veille des annonces, Beulin a déjeuné avec François Hollande. Le lendemain, les arbitrages avaient changé, avec beaucoup moins d’aides aux mesures agro-environnementales et aux petites exploitations.

> Xavier Beulin est invité à manger à l’Elysée et pas nous ! François Hollande l’a même emmené en Turquie pour gagner des parts de marché. Donc je pense que le poids de la FNSEA est réel », estime-t-il. François Hollande aussi est d’ailleurs venu chez Xavier Beulin, à l’occasion des 30 ans de Sofiprotéol.

> Un empire omniprésent

> Même chez les agriculteurs, échapper à l’empire Beulin est un challenge : il fournit les aliments pour le bétail et son biocarburant coule dans les réservoirs de presque tous les tracteurs français. "Il est présent dans le gasoil à hauteur de 7 %, explique Laurent Pinatel. Mais j’en ai trouvé avec 0 % de biodiesel, comme cela je ne finance pas la FNSEA !"


> - Laurent Pinatel -

> Quant au terme de "compétitivité" cher à son adversaire : "Oui bien sûr, l’agriculture paysanne doit être compétitive, avoir une efficacité économique. Mais il faut revoir la définition de la compétitivité. Est-ce une agriculture industrielle qui pollue dont les coûts sont supportés par la collectivité ? Pour nous une agriculture compétitive doit créer de l’emploi et de la valeur ajoutée. Or aujourd’hui, quand on parle d’exportation on est sur du volume."

> Alors, l’agriculture française doit-elle exporter ? "On s’est posé la question, reconnaît le porte-parole de la Confédération paysanne. Si vous produisez du lait bas de gamme pour exporter du lait en poudre, vous créez peu d’emplois. En revanche avec un fromage haut de gamme, là, oui. Donc on est pour l’exportation des produits à forte valeur ajoutée, si au préalable la souveraineté alimentaire est assurée."

> Autre avantage de cette position, "quand on vend du haut de gamme on n’entre pas en concurrence avec l’agriculture des pays vers lesquels on exporte."

> "L’agro-écologie", qu’est-ce que c’est pour vous ?

> Pour Beulin, le son de cloche est totalement différent. Le projet du ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll de "faire de la France le leader de l’agro-écologie" laisse Xavier Beulin perplexe : "La difficulté c’est que certains entendent par agro-écologie une sorte de décroissance de l’agriculture, de retour à une agriculture du passé. Il faut que ce soit au contraire synonyme d’agriculture moderne, progressiste, j’espère que c’est bien cela dans la tête du ministre. Si cela veut dire produire plus et produire mieux, on est en phase."

> Le projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, qui entame son deuxième passage devant les députés ce lundi 7 juillet, ne le réjouit pas plus. Le Président de la FNSEA y trouve trop d’environnement et pas assez de compétitivité :

> "Sur le temps que j’y consacre, l’environnement c’est le sujet numéro un. C’est terrible. Je ne vais pas dire que je le regrette. Mais j’aimerais de temps en temps qu’on remette l’économie au même niveau."

 

> Ne pense-t-il pas que l’agriculture a connu certains excès, tué les sols à coups de pesticides et pollué les nappes phréatiques au nom du productivisme ? « Ça ne veut rien dire productiviste ! Ce terme là je le réfute. On est dans une agriculture qui cherche à optimiser », s’emporte-t-il.

> Avant de reprendre : « Je ne conteste pas qu’il y a eu pendant une vingtaine d’années des connaissances insuffisantes parce que la commande publique c’était : il faut produire, mais on est sortis de ce cycle là aujourd’hui. Et puis des excès il y en a eu partout, dans les usines aussi. »

> Pour lui l’avenir de l’agro-écologie passe par l’économie circulaire, avec « une nouvelle relation entre animal et végétal ». Les céréales nourrissent les animaux, qui produisent des effluents. Ceux-ci alimentent des méthaniseurs qui produisent à la fois de l’énergie et un digestat, un fertilisant riche en minéraux épandus dans les champs. La boucle est bouclée.

> Quant aux OGM, oui, "c’est aussi une piste. (...)" Xavier Beulin est connu comme un ardent défenseur des biotechnologies : "Ce que je déplore pour un pays qui a inventé le vaccin contre la rage, c’est qu’on ne se pose pas la question : ’Est-ce que ça peut être utile ou pas pour faire progresser l’agriculture ?’ "

> Un discours qui ne change rien au fond

> A la Confédération Paysanne, Laurent Pinatel reconnaît qu’on y a presque cru aux ambitions agro-écologiques du ministre : "Le discours est super séduisant, on parle enfin de changer de modèle agricole ! Les mesures sur les pesticides, par exemple, avec l’obligation d’épandre de nuit pour ne pas toucher les abeilles, ou les limitations autour des habitations indiquent que Stéphane Le Foll veut changer les pratiques."

> Mais impossible d’être vraiment enthousiaste, "car en même temps on continue de nous vendre que le modèle productiviste peut apporter de la croissance et qu’il faut continuer d’exporter. (...) Je pense que Hollande défend une idée du modèle agricole proche de celle de Beulin."

> A l’opposé, le porte-parole des paysans travailleurs estime que "l’agroécologie doit permettre aux paysans de produire là où ils sont. L’agriculture paysanne est basée sur l’autonomie. On doit pouvoir décider de comment on oriente sa ferme et si le marché est limité, on n’est pas obligé de produire beaucoup."

> 
> - L’étable de Laurent Pinatel. -

> PAC : 80 % de aides vers 20 % des exploitations

> Il dénonce le système actuel, vérouillé par la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne : "Aujourd’hui c’est la PAC qui décide de ce qu’un agriculteur va semer dans son champ. Les paysans sont plus victimes d’un système que coupables. Ils sont coincés. Il faut adapter l’agriculture au climat, pas aux primes PAC, pour obtenir des produits de meilleure qualité, avec moins de pesticides et plus de goût."

> Pour lui, la PAC peut choisir de réorienter le système. Chaque année elle reverse 9,1 milliards d’euros aux agriculteurs français. Aujourd’hui, 80 % des aides vont vers 20 % des exploitations, majoritairement situées dans les grandes plaines céréalières. "Il y a une agriculture prédatrice, qui prend à l’agriculture paysanne", dénonce Laurent Pinatel.

> La Confédération paysanne propose de donner ces aides plutôt en fonction de critères environnementaux et du nombre d’emplois sur l’exploitation, afin de favoriser les petites fermes. "Stéphane Le Foll dit que les deux modèles peuvent cohabiter. Nous on dit que ça ne peut pas. Il y a un moment où il faut prendre l’argent aux uns pour donner aux autres."

> Les pesticides, comment on réduit ?

> Pour la FNSEA, depuis quelques semaines, c’est devenu le symbole des contraintes qui pèsent sur les agriculteurs. Le gouvernement a introduit dans la loi d’avenir pour l’agriculture la possibilité de limiter les pulvérisations de pesticides près des "lieux sensibles" : par exemple les écoles, les crèches ou les maisons de retraite.

> "Si on devait pratiquer toute interdiction à moins de 200 mètres des habitations, ce serait la catastrophe !, s’insurge Xavier Beulin. Ça veut dire qu’un tiers des surfaces agricoles de France, je ne sais pas ce qu’on fait dessus... Mais pas grand chose !"

> Plutôt que des restrictions, Xavier Beulin prône des "bonnes pratiques". A travers la formations des agriculteurs d’abord : "Il existe maintenant des certi-phytos, c’est comme le permis de conduire mais pour les pesticides." Et puis les technologies permettront de réduire les doses, "comme avec les appareils ’anti-dérive’, pour que le produit soit bien pulvérisé sur le sol et pas ailleurs", détaille le patron de la FNSEA.

> "La bonne dose au bon moment au bon endroit"

> "On est entré aujourd’hui dans une agriculture raisonnée, avec la bonne dose au bon moment et au bon endroit, poursuit-il. Quand vous êtes malade, vous allez vous soigner. Quand une plante est malade, il faut aussi la soigner. Cela ne veut pas dire pour autant qu’on est en train d’empoisonner le voisinage, il faut sortir de tout ça."

> Mais impossible selon lui de se passer de pesticides car ils servent à "pallier ce que la nature ne nous a pas apporté". Il prend pour exemple sa propre exploitation : "En 2011, le printemps était très sec, très sain, on n’a pas eu besoin de traiter. Moins 25.000 euros de consommation de produits phytosanitaires. Ces années là je suis heureux ! Mais en 2012 on a eu un printemps pourri, dans ce cas là on fait quoi, on laisse crever ?"

> De plus en plus de maladies chez les agriculteurs

> "Mais de plus en plus d’agriculteurs ont des maladies neurologiques et hormonales ! , s’inquiète Laurent Pinatel. Donc il faut trouver comment faire une agriculture moins dépendante des pesticides, tout le monde le dit."

> Le bio, peut-être une partie de la solution : "De plus en plus d’agriculteurs font le pas, cela fait tâche d’huile. Mais est-ce que tout le monde peut faire du bio ? Je ne crois pas. Nous, à la ferme, on a décidé de faire plus de transformation, c’est un choix. Mais on ne peut pas embarquer tout le monde dans la vente directe."

> La clé, c’est une transition douce. Comme sur sa ferme. "On a d’abord supprimé les pesticides, puis les engrais, puis on s’est mis à soigner les vaches à l’homéopathie", détaille-t-il.

> La ferme des Mille vaches, qu’en pensez-vous ?

 

> A la FNSEA, la question semble mettre mal à l’aise. Pas question de condamner le projet, pas question de le soutenir non plus. "Ce n’est pas notre modèle de développement, répond sèchement le Président. Après, qu’il y en ait une, ce n’est pas cela qui me gêne. (...) Sortons de notre nombrilisme franco-français, je vois des étables de 2000 à 3000 vaches partout en Europe. (...) On est dans une économie ouverte en France. Les exploitations sont soumises à des réglementations dont on ne peut imaginer l’ampleur. Quand on est au bout de multiples recours comme ici, c’est que c’est viable."

> Mais à l’écouter, le modèle des exploitations laitières aujourd’hui en France n’est pas le bon non plus : "Si je fais un petit benchmark européen, l’exploitation moyenne laitière c’est 80 à 100 vaches contre 50, voire plutôt un peu moins, en France. Là on va sortir des quotas laitiers. Donc il ne faut pas décrocher par rapport à nos concurrents européens !"

> La demande est là, soutient-il : "On a trois projets d’investissements chinois pour faire du lait en poudre." Il faut donc agrandir les exploitations laitières françaises, pour gagner là encore en "compétitivité". Mais, "c’est très compliqué, déplore-t-il. C’est déjà lourd financièrement, mais alors les tracasseries administratives..."

> Le symbole de "tout ce qu’on ne veut pas"

> Pour la Confédération paysanne, la ferme-usine des Mille vaches est devenue le principal dossier du moment, le symbole "de tout ce qu’on ne veut pas. On a déjà perdu l’amont avec les semences, l’aval avec la transformation, et avec ce modèle on perd la production !"

> La liste des raisons de s’opposer au projet est longue : "Ce projet accapare des terres alors qu’il y a plein de jeunes qui souhaitent s’installer. Il industrialise l’agriculture : allez voir les bâtiments, physiquement c’est une usine. La production alimentaire est un sous-produit de la production de l’énergie, car c’est le méthaniseur qui rapportera de l’argent.

> Il précarise l’emploi, il paraît que le promoteur M.Ramery serait en contrat avec une société roumaine. Il aura un impact environnemental car la méthanisation se fera avec 50 % de boues de stations d’épuration, de déchets verts et d’ordures ménagères et cela sera ensuite épandu sur les 3.000 hectares de terre, etc., etc."

> Répression et connivences

> Surtout, le porte-parole de la Confédération paysanne s’interroge sur la "répression syndicale, tellement violente, à laquelle on fait face. Il y a forcément quelque chose derrière". Après la dernière action du syndicat, Laurent Pinatel a passé deux jours en garde à vue, Reporterre a largement raconté les évènements.

> Xavier Beulin aurait des liens avec Michel Ramery, à l’origine du projet. "C’est Sofiprotéol qui va fournir le tourteau pour nourrir les mille vaches", avance Laurent Pinatel. Mais les liens iraient encore plus loin : "Ramery et Beulin auraient des maisons dans le même village au Sénégal." Et selon lui, même François Hollande aurait fait un tour dans ce fameux village. L’information reste à vérifier, mais "il serait allé se reposer dans une maison au Sénégal..."

> Autant d’informations vivement contestées par Xavier Beulin. "Non, ce n’est pas Sofiprotéol qui va fournir les aliments des animaux. On est plusieurs sur le marché. Je ne connais pas bien le fonctionnement de cette exploitation."

> Quant à Michel Ramery, "on s’est croisé une seule fois il y a plusieurs années, il souhaitait me parler de son projet." Quant à la maison au Sénégal, "je suis en procès contre les auteurs de cette diffamation ! La coordination rurale du Gers, un syndicat minoritaire a soutenu que j’ai une exploitation laitière au Sénégal et vend du lait à vil prix !"

> Enfin, que pense-t-il des deux jours de garde à vue de Laurent Pinatel ? "Je n’ai pas d’avis sur la question, c’est une affaire juridique. Mais d’un point de vue syndical, c’est vrai que je ne suis pas satisfait qu’un syndicaliste puisse se retrouver en garde à vue de cette manière."

> Pour vous, qu’est-ce qu’un agriculteur ?

> Encore une fois, pas question d’accepter le terme d’agrobusinessman, "cela me fait penser à des investisseurs qui n’ont rien à voir avec l’agriculture et qui mettent leur fric dans la culture", s’emporte Xavier Beulin.

> "Par contre chef d’entreprise ça je veux bien. Parce qu’un agriculteur même s’il est sur une exploitation de vingt-cinq hectares avec une très haute valeur ajoutée et trois salariés, c’est un chef d’entreprise."

> Il souhaiterait que la loi d’avenir agricole définisse mieux le statut d’agriculteur : "C’est quelqu’un qui doit être responsable de son entreprise, en détenir une partie majoritaire du capital, et qui doit être formé. On est plutôt sur un modèle de type familial, à taille humaine, et c’est ce qu’on veut conserver... Mais des capitaux extérieurs à l’agriculture qui viennent y investir, ça, niet."

 

> Chef d’entreprise Vs paysan

> Un terme qui ne convient pas à Laurent Pinatel. "Quand les jeunes agriculteurs me disent qu’ils sont des chefs d’entreprise je leur réponds qu’il n’y en a pas un seul qui accepterait d’investir autant pour gagner le SMIC."

> Il conteste la tendance à l’agrandissement des fermes, lui-même a fait le choix de ne plus agrandir son exploitation : "Un jour, Xavier Beulin nous a dit que quelqu’un avec dix hectares et dix biquettes, ce n’est pas un agriculteur. Et bien dans mon département la présidente de la Confédération paysanne a neuf hectares, vingt-cinq chèvres, et une qualité de vie que bien des agriculteurs lui envient !"

> Le porte parole de la Confédération paysanne défend logiquement le terme de paysan. "Ça vient de pays, donc un paysan il doit d’abord produire pour le pays. Mais pas n’importe comment, donc il doit aussi le préserver : son eau, son sol, ses paysages. Puis il doit employer le pays, d’abord en créant son propre emploi et peut-être d’autres."

 
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"Le Point", 5 juillet 2014
 
 
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 Dans l'hémicycle, le 1er juillet 2014:
 
Comme elle l'avait dit le matin même devant le Palais de Justice d'Amiens, mardi 1er juillet après-midi, Barbara Pompili a posé une nouvelle fois la question à S Le Foll, à
l'occasion de la convocation au Tribunal des membres de la Conf' .
Sur ce lien, le communiqué et la vidéo montrent l'échange dans l'hémicycle. Particulièrement intéressant !!
 
Danielle Auroi, députée de la 3ème circonscription du Puy-de-Dôme, prend position face à cette réponse de Stéphane Le Foll, et s'explique  :
 
 
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"France Nature Environnement ", le 26 juin 2014

http://www.fne.asso.fr/fr/1000-vaches-enferma-es-dans-une-usine-de-m....html?news_id=13746&cmp_id=33

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"Le Courrier Picard", le 24 juin 2014

 

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"France 3 Picardie", le 20 juin 2014

 

 

 
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"Arte", le 19 juin 2014

 

 
 "Stéphane Le Foll et l'élevage productiviste -Désintox"  (Le titre parle de lui-même !)
(1'23 pour démentir les propos du Ministre de l'Agriculture concernant les 500 vaches )
Se souvenir que le 28 mai, S. Le Foll a accusé Laurent Pinatel de mentir !
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"L214", juin 2014

 

en soutien aux militants de la Confédération Paysanne :http://www.l214.com/1000-vaches/soutien-confederation-paysanne

en soutien contre l'utilisation du lait par la firme Senoble : http://www.l214.com/1000-vaches/contacter-senoble

 

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Liens divers pour la journée "porte ouverte à la presse", organisée par Michel Welter et ses associés, le 17 juin 2014

 

http://picardie.france3.fr/2014/06/17/drucat-80-portes-ouvertes-la-ferme-des-1-000-vaches-500379.html
http://videos.lexpress.fr/actualite/societe/video-la-ferme-des-1000-vaches-defendue-par-ses-agriculteurs_1551959.html


Remarques de Novissen :

1- Fait notable : dès 6h du matin, deux voitures de gendarmes, armés et portant des gilets pare-balles, étaient stationnées à l'aérodrome. Le malaise est évident.

Ce projet, qui nécessite une protection policière, est imposé de force à la population. Les journalistes n'en parlent pas, car ils ne l'ont pas vu.

2- Les photos ne montrent pas les stigmates d'une salle de traite vandalisée, "massacrée" le 28 mai.

3- Il est facile d'insiste sur le souci du bien-être animal face à des locaux neufs inoccupés ! Voici une vidéo tournée en caméra cachée dans une ferme-usine  qui

est, elle, en fonctionnement. C'est très différent !   https://www.youtube.com/watch?v=HEDW78ruLTM

4- Une journaliste qui avait demandé une entrevue à M. Welter n'a pas été invitée. Les journalistes étaient-ils triés ? En tout cas, l'un d'eux ayant posé une

question, s'est entendu répondre qu'il s'agissait d'une visite organisée et qu'il n'y aurait aucun débat. Certains n'ont pas apprécié de n'avoir qu'à écouter.

5- Mieux connaître le parcours des personnes "sauvées" par ce regroupement d'associés réserve bien des surprises !

 

 

 


*******************************************************************************Politis", le 15 juin 2014

  

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"A Gauche", le 15 juin 2014

 

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"Reporterre", le 14 juin 2014   

 

 http://www.reporterre.net/spip.php?article6005

 

Décriptage : Senoble ou Senagral ?????

 

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"La Confédération Paysanne", le 11 juin 2014

Envie de Paysans - Brèves de campagne n°10

Voir aussi : http://enviedepaysans.fr/agissez/revivez-1-an-de-campagne/#.U584EE2KAeE

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"Le Canard Enchaîné", le 4 juin 2014

 

 

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Reporterre  juin 2014 

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article5221

(lire aussi les articles mentionnés dans ce lien aux autres dates)

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Liens divers pour le 31 mai 2014 
 

http://www.courrier-picard.fr/france-monde/les-mille-vaches-et-les-cinq-prisonniers-ia210b0n380989

 

Thierry, un des 5 de la Conf' sur "France 3 Alpes", de retour chez lui :

 

http://www.bfmtv.com/video/bfmtv/societe/ferme-mille-vaches-inquiete-riverains-ecologistes-31-05-200977/

 
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Liens divers pour le 30 mai 2014 

Le discours de Laurent Pinatel à sa sortie du Palais de Justice :

 

https://www.youtube.com/watch?v=RK-nlfgO7u8&list=UU0yCnpyab7xViOIfk7TFZNA

 

 http://solidaires-douanes.org/demontage-de-la-ferme-des-1000-vaches-communique-de-soutien-a-la-confederation-paysanne/

 

http://lanvert.hautetfort.com/archive/2014/05/30/ferme-des-1000-vaches-l-acipa-apporte-son-soutien-aux-milita-5381223.html

 

 

 

 

L'action à Rodez:

http://www.francebleu.fr/infos/agriculture/rodez-le-conseiller-agricole-de-francois-hollande-sequestre-par-la-confederation-paysanne-1565645

 

 

 http://rmc.bfmtv.com/info/615249/un-conseiller-hollande-retenu-plusieurs-heures-confederation-paysanne/

 

Un condensé en 3 minutes (par Hervé Kempf)
 

 

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Liens divers pour le 29 mai 2014 
 
Rassemblement à 18h à Paris, en soutien aux militants mis en garde à vue. Reportage-photo de Michel POURNY: http://min.us/mXLkQOTGheZN2

 

 

 
 
 
 

 


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Liens divers pour le 28 mai 2014  

 

 Oui ! C'est une avalanche !  Elle témoigne de l'ampleur du problème, de son étendue à tout le territoire, du vaste soutien apporté aux actions menées.

Photos de l'action dans la salle de traite: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.653709728012336.1073741840.271250559591590&type=3

 

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2588

  

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2588&PHPSESSID=g3e3kh7bghnmljjran3qvgtd85

 

http://www.politis.fr/1000-vaches-garde-a-vue-pour-cinq,27213.html

 

http://www.leparisien.fr/societe/ferme-des-mille-vaches-la-confederation-paysanne-demonte-la-salle-de-traite-28-05-2014-3878369.php

 

http://www.lejournaldabbeville.fr/2014/05/28/flash-la-confederation-paysanne-demonte-la-ferme-des-1000-vaches/

 

http://www.courrier-picard.fr/region/drucat-80-troisieme-raid-de-la-conf-chez-les-ia174b0n379456

 

http://confaveyron.org/

 

 http://www.ouest-france.fr/ferme-des-1-000-vaches-action-coup-depoing-de-la-conf-2576673

 

http://www.huffingtonpost.fr/2014/05/28/ferme-1000-vaches-demontee-agriculteurs_n_5402010.html?utm_hp_ref=france

 

http://www.franceinter.fr/depeche-operation-coup-de-poing-de-la-confederation-paysanne

 

http://www.20minutes.fr/planete/1388093-stephane-le-foll-la-ferme-des-mille-vaches-n-est-pas-mon-projet

 

 https://www.facebook.com/media/set/?set=a.653709728012336.1073741840.271250559591590&type=1

 

https://www.facebook.com/events/634111340016376/634118920015618/?ref=notif&notif_t=plan_mall_activity

 

Débat hier entre S Le Foll et L Pinatel : vidéo :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

avec vidéo de 2'46:

 

 

 

 

http://www.pg87.fr/2014/05/30/ferme-des-1000-vaches-liberation-immediate-des-syndicalistes/

 

 

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"Reporterre" le 28 mai 2014  

 

Récit de la journée d'action de la Conf'

 

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"Politis" 16 mai 2014

 

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Le Courrier Picard"  03 mai 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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"Libération" 24 avril 2014

 Les écologistes cultivent le sillon de l’Europe
Lilian ALEMAGNA Envoyé spécial à Abbeville 24 avril 2014 à 19:46(Mis à jour : 24 avril 2014 à 19:46)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

Les écologistes François Veillerette et Karima Delli, le 24 avril, dans la Somme. (Photo Sébastien Calvet)

 

La caravane verte, porteuse d’un discours pro-UE à contre-courant, était hier à Abbeville.

 

De l’art de faire campagne à contre-courant : parler d’Europe. Et pour dire qu’on l’aime, en plus… Pour les européennes du 25 mai, les écologistesn’ont pas peur de reprendre la formule qui les avait portés à 16% en 2009. A touche-touche avec le PS. Vu le contexte national de montée de l’extrêmedroite, de déception à gauche et d’inertie de l’Union européenne, rééditer cet exploit - qui plus est sans Daniel Cohn-Bendit - relèverait d’une joliesurprise pour les listes Europe Ecologie (qui se passent à nouveau de l’étiquette les Verts sur les affiches). Après de bons scores aux municipales et laprise de Grenoble en mars, certains se mettent à rêver d’une dynamique qui pourrait les porter haut.

«Lutte». Pour remettre les troupes écolos en mouvement et intéresser les médias à autre chose qu’aux soubresauts de la majorité et du gouvernement Valls, leurs candidats ont entamé un «tour de France de l’écologie». Du Parlement de Strasbourg il y a une semaine à la banlieue parisienne aujourd’hui. A chaque fois : la visite d’un haut lieu de lutte écolo (la centrale nucléaire du Tricastin, dans le Vaucluse, le chantier de l’EPR de Flamanville, dans la Manche…) est prévue avec l’ambition de montrer comment «l’Europe peut aider dans ces batailles locales», explique Karima Delli, eurodéputée et tête de liste dans le  Nord-Ouest.

«L’Europe protectrice», pas facile à porter dans une France où le sentiment anti-UE grandit. Mais à Drucat, à côté d’Abbeville (Somme), on veut bien croire que les institutions européennes peuvent aider dans leur «lutte» contre un projet de ferme géante, dite «des 1 000 vaches». Hier, ils étaient une bonne trentaine de sympathisants, tous résidant à proximité du futur site industriel et membres de l’association Novissen. «Ce n’est pas simplement un problème local ou régional mais d’intérêt national et européen : quel type d’agriculture voulons-nous ?» souligne Michel Kfoury, président de Novissen. Karima Delli et les responsables écologistes ont réussi il y a quelques mois à le convaincre de figurer en numéro 4 sur leur liste.

Pour contrer le projet des 1 000 vaches, ils réclament «une directive» à l’Europe. «Ils l’ont fait pour le poulet et le porc ! Ils n’ont encore rien fait pour les bovins !» critique Michel Kfoury. «On peut déjà demander une contre-enquête pour voir si les directives sur l’eau et les sols ont été respectées», ajoute l’eurodéputée Karima Delli. Et tenter d’arrêter les travaux déjà en cours sur le site. Une tactique à la Notre-Dame-des-Landes.

Carburant. Si ce discours pro européen passe bien auprès des opposants à la ferme des 1 000 vaches, c’est beaucoup plus difficile lorsqu’il s’agit d’une jeune génération moins qualifiée. Venue hier dans la Somme pour accompagner Karima Delli, Clarisse Heusquin, 26 ans et tête de liste dans la grande région Centre, n’a pas réussi la veille à intéresser des jeunes d’un lycée des métiers traînés à la Maison de l’Europe de Clermont-Ferrand pour assister à un débat entre candidats.

«L’un d’eux est intervenu pour dire que le sentiment d’appartenance à l’Europe, ça ne lui parlait pas, raconte-t-elle. Je suis allée les voir à la fin pour leur dire que si j’étais élue, je leur ferais visiter le Parlement à Strasbourg, ils m’ont répondu : "On n’en a rien à foutre"… Quand tu te prends ça, c’est difficile.»

La benjamine des têtes de liste à ces européennes ne se dégonfle pas : «Pour les prochaines étapes, j’ai demandé à mon équipe de trouver des exemples concrets de ce que l’Europe fait pour leur quotidien.» Mettre du carburant dans le discours pro européen, pas si courant.

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Autres liens concernant l'action du 19 avril 2014 

 
(avec une vidéo)
 
 
 
 
 
 
 
......et même la Belgique :
 
 

"Le Journal d'Abbeville" 19 avril 2014 

 

Abbeville Novissen a manifesté son soutien à Laurent Pinatel

Pendant que le chef de file de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, était placé en garde à vue à St-Etienne, Novissen a manifesté devant la gendarmerie d'Abbeville.

Ce samedi matin, Novissen qui lutte toujours et plus que jamais contre la construction de la “ferme-usine des 1000 vaches” à Drucat, s’est regroupé devant la gendarmerie d’Abbeville.

Une cinquantaine de membres de cette association a tenu à manifester son soutien à Laurent Pinatel de la Confédération Paysanne qui était, au même moment, entendu par la gendarmerie à Saint-Etienne sous le régime de la garde à vue. Une convocation qui fait suite à l’action menée par la Conf’ sur le site de la ferme-usine

des 1000 vaches le 12 septembre (tag géant et démontage des engins de chantier).

Par téléphone, le porte-parole de la confédération paysanne a fait savoir à ses amis de Novissen : “Je ne répondrai à aucune question des gendarmes et nous assumons pleinement cette action que nous avons menée. Et si la construction de cette ferme-usine se poursuit, non seulement la Confédération Paysanne continuera et mènera une action encore plus forte…”

De son côté, le président de Novissen Michel Kfoury ne comprend toujours pas pourquoi “le procureur de la République M. Farret ne poursuit pas M. Ramery en justice avec tous les dossiers qui lui sont arrivés sur son bureau…

Si le chantier de la ferme des 1000 vaches se poursuit, Novissen et la Confédération Paysanne ne baissent pas les bras et ne laissent pas tomber l’affaire, bien au contraire. Novissen accueillera en outre les candidat d’Europe Ecologie Les Verts (liste dans laquelle Michel Kfoury est candidat) le jeudi 24 avril à Drucat. Il sera question d’élection européenne mais aussi et surtout du chantier de la ferme des 1000 vaches avec José Bové, Emmanuelle Cosse, Karima Delli, François Veillerette qui seront aux côtés de Laurent Pinatel et Brigitte Gothière.

 

http://www.lejournaldabbeville.fr/2014/04/19/novissen-a-manifeste-son-soutien-a-laurent-pinatel/

 

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"Reporterre" 19 avril 2014  

Laurent Pinatel dénonce les connivences entre le promoteur de la Ferme-usine des Mille vaches et François Hollande

Hervé Kempf (Reporterre)

Sortant de sa garde à vue à Saint Etienne, le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, a répondu aux questions de Reporterre. Il assure que la première traite n’aura pas lieu en juillet sur la Ferme usine des Mille vaches, et dénonce les liens entre son promoteur et le sommet de l’Etat.


Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, a sorti de garde à vue à 13 h 15 de la gendarmerie de Saint Etienne (Loire). Il y a était entré ce matin. Paysan à Saint-Genest-Lerpt (Loire), M. Pinatel avait refusé de se rendre à une convocation le 18 mars à Abbeville (Somme).

Les faits reprochés : "vol et dégradation en réunion". Avec des dizaines d’autres paysans, il avait participé le 12 septembre à une action nocturne sur le chantier de la Ferme-Usine des Mille vaches.

Ce matin, Laurent Pinatel est arrivé à la gendarmerie en tracteur, accompagné d’autres paysans en tracteurs également. Environ 150 personnes se sont rassemblées devant la gendarmerie et d’autres sont en train d’arriver. A Abbeville, dans la Somme, un rassemblement de soutien s’est aussi organisé.

M. Pinatel a répondu par téléphone à nos questions :

Reporterre - Comment cela s’est-il passé ?

Laurent Pinatel - Quand je suis arrivé, ils m’ont signifié ma garde à vue immédiate. Je leur ai dit que je n’avais rien à déclarer.

Les gendarmes avaient-ils des éléments nouveaux ?

Ils disent qu’ils ont fait des investigations d’ADN, et qu’ils auraient trouvé mon ADN sur le site des Mille vaches. J’ai du mal à croire que l’Etat français a payé quelqu’un pour faire des investigations d’ADN sur un chantier à cause d’un tag sur un chantier. Ou alors, on marche vraiment sur la tête.

Vous êtes le seul à être poursuivi. Mais il y avait beaucoup de monde, le 12 septembre, lors de l’action. Pourquoi vous ?

Il y a clairement une volonté de criminaliser l’action syndicale. Une volonté de casser le leader, même si je n’aime pas le mot ’leader’, de casser le bonhomme en lui collant garde à vue sur garde à vue. Mais moi, je porte la parole d’un collectif. Et ce collectif a décidé qu’on ne pourrait plus rester passif face à toutes les menaces sur l’avenir des paysans.

Le chantier continue sur les Mille vaches. Envisagez-vous de nouveau des actions sur la ferme-usine ?

Michel Ramery, le promoteur de la ferme-usine, annonce depuis quelque temps une première traite début juillet. Vu sa mobilisation, la Confédération paysanne est en mesure d’annoncer : M. Ramery ne fera pas sa première traite début juillet. On s’en donnera les moyens.

Que pensez-vous des liens avec le PS dans cette affaire ?

Comme l’a révélé l’enquête de Reporterre, il y a une connivence avec les plus hauts sommets de l’Etat. Quand Michel Ramery dit, "Si François me demande d’arrêter, j’arrête", il y a un problème de démocratie dans notre pays. Cela veut dire : "Si mon petit copain à la tête de l’Etat me demande d’arrêter mon projet, j’arrête". Cela veut dire qu’on est dans le copinage. On voit ce qui s’est passé cette semaine avec Aquilino Morelle, le conseiller en communication de François Hollande.

Quand M. Ramery a-t-il fait cette déclaration ?

A l’automne, lors d’une réunion publique, et c’est un propos que nous a rapporté Novissen. Cela fait plusieurs fois qu’on le cite, et il n’y a jamais eu de démenti. Moi, quand je parle à M. Hollande, je lui dis "Monsieur Hollande", pas "François". Aucun ministre ne se donne les moyens d’arrêter ce projet. S’ils ne se donnent pas les moyens d’arrêter, c’est que le système leur convient et que ça convient à leur vision de l’agriculture.


Source : Hervé Kempf pour Reporterre.

Photo : Confédération paysanne (@ConfPaysanne)

Lire aussi :Mille Vaches : la justice cogne, le gouvernement soutient l’agro-industrie.

Et pour comprendre le film depuis le début :Le Dossier de la ferme-usine des Mille Vaches

 

Rectificatif de Novissen : La phrase "Si François me demande..." a été prononcée par M. Ramery le 12 avril 2013, puis rappelée dans une "Lettre ouverte" qui lui a été

adressée, et qui a été diffusée le 08 octobre 2013 . Cette phrase n'a jamais été démentie... pour la bonne raison qu'elle est authentique !

 

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"Le Courrier Picard" 19 avril 2014  

ABBEVILLE (80) Novissen manifeste son soutien à Laurent Pinatel

THOMAS DIÉVART

Une cinquantaine de militants de Novissen, l’association anti-Mille vaches, a manifesté samedi matin devant la gendarmerie d’Abbeville, en soutien à Laurent Pinatel, le leader de la Confédération paysanne, placé en garde à vue à Saint-Etienne (Loire). 

Le noyau dur de Novissen, une cinquantaine de personnes, a manifesté samedi matin devant la gendarmerie d’Abbeville. L’association opposée à la ferme des Mille vaches, à Drucat, au nord d’Abbeville, est venue exprimer son soutien à Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne.

Depuis plus d’un an, ces deux collectifs travaillent main dans la main pour faire capoter le projet de ferme laitière hors-norme porté par le magnat du BTP, Michel Ramery.

Laurent Pinatel a été placé en garde à vue samedi matin à Saint-Etienne (Loire), où il vit et exerce le métier d’agriculteur. Cette convocation fait suite à son refus de se présenter à la gendarmerie d’Abbeville, en mars dernier.

Il doit répondre de l’action menée par la « Conf’ » en septembre 2013 sur le chantier de la ferme des Mille vaches. «  C’est une honte, estime Michel Kfoury, qui a laissé temporairement la présidence de Novissen pour soutenir Karima Delli, candidate (EELV) aux prochaines élections européennes. Au départ, six membres de la Confédération ont été placés en garde à vue. Aujourd’hui, il est le seul convoqué, c’est de l’acharnement  ». Michel Kfoury cible le procureur d’Amiens, Bernard Farré : «  M.Farré fait preuve de faiblesse. Nous n’avons aucune nouvelle des plaintes que nous avons déposées mais M.Pinatel, on le convoque trois fois, on envoie même des gendarmes d’Abbeville pour l’auditionner à Saint-Etienne, pour des pneus dégonflés et des flexibles démontés ! Si M.Farré pense que Laurent Pinatel est coupable, qu’il le mette en examen  ! »

« Après le Conseil d’Etat, l’Europe »

Novissen, qui depuis 2011 multiplie les initiatives pour contrecarrer le projet d’exploitation laitière, attend actuellement un retour du Conseil d’Etat, à qui l’association a transmis son mémoire. Aucune date d’audience n’est connue à ce jour. Les militants ont déjà prévenu : «  Après le Conseil d’Etat, on saisira l’Europe », notait Marc Dupont. Michel Kfoury a annoncé son intention d’écrire au procureur Farré et à sa ministre de tutelle, Christiane Taubira. Les anti-Mille vaches espèrent également être reçus à moyen terme par la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, laquelle ne s’est jamais exprimée sur le sujet depuis son entrée au gouvernement.

De son côté, la construction de la ferme des Mille vaches, aussi novatrice que polémique, avance à grands pas. Les promoteurs espéraient produire leurs premiers litres de lait en ce mois d’avril, ils devront probablement attendre le début de l’été, le chantier ayant été retardé. Pour mémoire, la SCEA Côte de la Justice y accueillera prochainement 500 vaches laitières dans une étable de 234 mètres de long, taillée pour en accueillir 1000. Le projet inclut un méthaniseur d’une puissance d’1,5 MW, qui sera construit dans un second temps.

Devenu le symbole de l’agroindustrie, ce projet divise tant l’opinion publique que la sphère politique ou la filière laitière. 

 

 

 

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"La Confédération Paysanne" 17 avril 2014

  

Compte-rendu de l'entrevue de Laurent Pinatel avec le Ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

Celui-ci à propos des 1000 vaches, a "botté en touche".

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"Le Journal d'Abbeville" le 14 avril 2014

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"Le Courrier Picard" 06 avril 2014

 

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"Le Journal d'Abbeville" le 03 avril 2014

 

Michel Kfoury rejoint Europe Écologie Les Verts

Le président de l'association NOVISSEN a annoncé hier midi sa

présence aux côtés d'EELV pour les prochaines élections européennes

Michel Kfoury entouré de Karima Delli et François Veillerette

 

Hier midi une conférence de presse s’est tenue à l’hôtel Mercure d’Abbeville, en présence de Karima Delli, députée européenne EELV, Michel Kfoury et François Veillerette, vice président de la Région Picardie. Lors de cette conférence, Michel Kfoury, président de l’association d’opposition à la ferme des 1000 vaches, est revenu sur ce combat qu’il mène depuis trois ans qui, selon lui, est “un projet nuisible pour la santé”. En effet, l’environnement joue un rôle important pour la santé de tous. Mais c’est aussi un danger pour l’écologie (pollution de l’eau, de l’air, des sols) et une honte concernant la condition animale… Michel Kfoury, médecin urgentiste et homme de terrain, a annoncé qu’il serait candidat sur la liste d’Europe Écologie Les Verts menée par Karima Delli et François Veillerette.

Il occupe désormais la quatrième place qui était réservée à un membre de la société civile. Il se dit être “un européen convaincu” et “qu’il faut être acteur, amener ce que l’on peut amener” et arrêter de “tout mettre sur le dos de l’Europe mais voir en elle la solution aux problèmes nationaux”. En tant que médecin, il a choisi d’apporter ses connaissances au parti afin de défendre la santé des citoyens.

Pour lui, le projet de l’étable géante dans la Somme par Michel Ramery n’est pas un problème local mais européen. Il pense qu’il “faut arrêter de dépenser pour les conséquences de la pollution mais qu’il faut plutôt le faire pour les causes”. Il faut savoir que le coût dépensé pour la santé à cause de la pollution est énorme et les conséquences en sont terribles. La semaine dernière l’OMS révélait que la pollution de l’air avait tué environ 7 millions de personnes en 2012. Cependant, Michel Kfoury restera indépendant et ne prendra pas la carte d’adhérent du parti : bien qu’ils se rejoignent sur certains points, il n’adhère pas à toutes leurs idées.

 http://www.lejournaldabbeville.fr/2014/04/03/michel-kfoury-rejoint-eelv/

 

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"Libération" le 02 avril 2014

«Il faut arrêter de traiter les conséquences de la pollution mais plutôt s'en prendre à ses causes»

 2 avril 2014 à 11:31INTERVIEWLibération

 

Michel Kfoury, président de l'association d'opposants à la «ferme des 1 000 vaches», dans la Somme, annonce à «Libération»

sa présence au côté d'EE-LV aux prochaines élections européennes.

Depuis trois ans, il ferraille contre le projet de «ferme des 1 000 vaches», qui doit sortir de terre près d’Abbeville, dans la Somme.

Michel Kfoury, président de l’association Novissen, opposante historique à cette étable géante, a décidé de s’engager sur le terrain politique. Le 25 mai prochain, ce médecin hospitalier de 48 ans sera en quatrième position de la liste d’Europe Ecologie-les Verts pour les élections européennes dans le Nord-Ouest. Il explique son choix à Libération. 

Sur le même sujet :

Pourquoi avoir décidé de rejoindre la liste de Karima Delli ?

Depuis que j’ai commencé mon combat contre la ferme des 1 000 vaches, j’ai acquis la conviction que les questions d’environnement et d’épidémies n’avaient pas de frontières. Le projet porté par Michel Ramery [lire son portrait] dans la Somme n’est pas un problème local, mais national et européen. Il pose la question de la politique agricole que l’on souhaite mettre en place. Je pense aussi qu’il faut arrêter de traiter les conséquences de la pollution, mais plutôt s’en prendre à ses causes.

La politique peut changer les choses face aux lobbies. On ne peut pas toujours crier au loup sans s’engager. Il me semble qu’EE-LV était le parti le plus à l’écoute sur toutes ces thématiques. Cependant, je resterai indépendant et ne prendrai pas ma carte d’adhérent. Il y a certains domaines sur lesquels je ne suis pas d’accord à 100%, comme la chasse.

Quels messages souhaitez-vous porter lors de cette campagne ?

Je veux parler d’environnement et de sanitaire. Il y a aujourd’hui tellement d’alertes… La semaine dernière, l’OMS révélait par exemple que la pollution de l’air avait tué prématurément 7 millions de personnes dans le monde en 2012. Au niveau agricole, on peut lutter contre ce phénomène en limitant l’élevage intensif hors-sol, qui est responsable de rejets d’ammoniac dans l’atmosphère. Je veux aussi faire passer le message que l’agriculture française est compétitive. Il est tout à fait possible, grâce aux recherches environnementales, d’avoir des élevages rentables et à taille humaine. On a payé les conséquences de l’élevage porcin intensif en Bretagne. On n’en est pas encore là sur les bovins, mais il faut rester prudent.

Concernant la ferme des 1 000 vaches, où en est-on aujourd’hui ? Le porteur de projet, Michel Ramery, espérait une première traite au printemps…

Le chantier a pris du retard et Ramery dit désormais que la ferme n’ouvrira pas avant début juillet. Il semble également évoluer sur la question du méthaniseur, qui pourrait rester purement agricole. Notre combat a servi : Ramery semble prendre conscience que ce modèle d’étable géante, qu’il voulait étendre en France, ne se fera pas.

Libération

 

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"Marianne" du 28 mars au 03 avril 2014   

Novissen signale une erreur :il n'y a jamais eu d'arrêté préfectoral de suspension des travaux à la demande du Ministère de l'Aménagement du Territoire.

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"Le Courrier Picard" le 22 mars 2014  

Ferme des 1 000 vaches : le maire de Drucat remet en cause des travaux d’adduction d’eau 

Henri Gauret, maire de Drucat-Le Plessiel et Laurent Parsis, son 1e adjoint et candidat aux élections municipales (auxquelles M. Gauret ne se représente pas), dénonçent une infraction constatée dans l’avancée du chantier de la ferme dite des 1 000 vaches, qui se trouve à la fois sur le territoire de Drucat, au hameaudu Plessiel et sur celui de sa voisine Buigny-Saint-Maclou, au nord d’Abbeville. La société Véolia, prestataire de la SA Ramery, qui construit cette ferme industrielle, a réalisé des travaux sur les réseaux d’adduction d’eau situés sur le domaine public de Drucat, au croisement de la rue de la gare et de la routenationale. Cette dernière étant classée « à grande circulation », (plus de 2 000 véhicules par jour), ces travaux devaient faire l’objet d’une autorisation du maire.

Henri Gauret, contacté par Véolia, n’a pas donné son accord. Approché par la municipalité, le président du Syndicat d’eau de Nouvion a déclaré, lui aussi, ne pas avoir donné d’autorisation de branchement, relevant pourtant de sa compétence.

Demande de remise en état

Considérant qu’il s’agit d’une violation du code de la voirie routière, le maire a donc établi, en date du 19 mars, un procès-verbal d’infraction qu’il a adressé au Procureur de la République, avec copie au préfet, ainsi qu’à l’entreprise Véolia. Henri Gauret demande parallèlement au Syndicat d’eau de bien vouloir mettre en demeure Véolia de remettre en état la voirie. De plus, la municipalité a fait stopper d’autres travaux de branchement rue de la gare, cette fois sur le territoire de la commune. 

 

Note de Novissen : Par "remise en état", il ne s'agit pas seulement, on l'aura compris, de refaire le goudron, mais de faire disparaître ce branchement.

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"Picardie Gazette" le 21 mars 2014  

 

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"Blog de FR3 Picardie, la mer" le 20 mars 2014  

 

http://blog.france3.fr/picardie-la-mer/2014/03/20/ferme-des-1000-vaches-la-guerre-de-tranchees.html#more-16317

 

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"Le Canard Enchaîné" le 19 mars 2014 

 

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 "L'Humanité.fr" le 14 mars 2014  

 

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"Agro-média" le 13 mars 2014  

 

 http://www.agro-media.fr/actualite/usine-process/ferme-des-1-000-vaches-le-permis-de-construire-est-valide-8775.html

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"L'@claireur" (AgoraVox-blog) le 13 mars 2014  

 

 http://indicescibles.blogspot.fr/2014/03/mille-vaches-la-justice-cogne-le.html

 

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 "Gauche anticapitaliste 82" le 13 mars 2014  

 
 

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"Reporterre" le 13 mars 2014

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article5549

 

"1000 vaches: la justice cogne, le gouvernement soutient l'agro-industrie"

par Hervé Kempf et Fabrice Nicolino.

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 "Le Courrier Picard" le 13 mars 2014

 

Drucat : les opposants aux Mille vaches débout

Par la rédaction poPublié le 12/03/2014

THOMAS DIÉVART

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tribunal administratif d’Amiens a livré son jugement, mercredi 12 mars, dans le dossier des Mille vaches, rejetant la demande de suspension en référé du permis de construire de cette ferme laitière hors norme par les opposants. Près de 200 requérants en tout, dont de nombreux particuliers de Drucat, au nord d’Abbeville (Somme), où la ferme est en cours de construction. L’incontournable association Novissen, la Confédération paysanne ou l’association de protection animale L214 en faisaient également partie.

Une audience fleuve (5 h 30) avait permis, le 17 février dernier, aux requérants de présenter leurs arguments. Ils n’ont visiblement pas convaincu le juge des référés. Cette mesure d’urgence, espéraient les militants, devait permettre de stopper le chantier, dans l’attente d’un jugement de l‘affaire au fond.

Probablement pas avant de longs mois.

« Nous espérions la suspension, nous sommes déçus, a expliqué mercredi Michel Kfoury, le président de Novissen, pas à court d’idée malgré cet échec. Nous avons l’intention de saisir le Conseil d’État. » Les opposants ont dix jours pour formuler cette demande : « Il s'agit à nouveau d'obtenir l‘arrêt du chantier, note Me Grégoire Frison, l‘avocat de l‘'association. Même si l'on obtenait une décision favorable au fond, une fois la ferme construite, il serait difficile d‘en empêcher l'exploitation ». Dans la ligne de mire des opposants, un méthaniseur de 1,5 MW et la surface d'épandage nécessaire (3 000 hectares pour 1 000 vaches), qu‘ils estiment dangereux et nuisible à l'environnement.

La décision du tribunal administratif, après la validation du projet par les services de l‘État en 2013, vient rassurer les porteurs du projet : « Il n'y a pas de quoi fanfaronner mais oui, nous sommes contents de pouvoir continuer à travailler », commentait mercredi Michel Welter, le responsable du projet Mille vaches à la SCEA Côte de la Justice. Comme prévu, l‘exploitation - 500 vaches laitières - devrait produire ses premiers litres de lait au printemps.

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"Revenu Agricole" du 12 mars 2014 

 

 http://www.revenuagricole.fr/focus-gestion/gestion-fiscalite-epargne/gestion-en-bref/11770-ferme-des-1000-vaches-c-est-reparti

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"Communiqué de presse EELV Picardie" du 12 mars 2014 

 

 Ferme des 1000 vaches : « Le combat pour une agriculture durable et créatrice d’emplois ne s’arrête pas là »

 Mercredi 12 mars 2014, le Tribunal Administratif a rejeté la demande en référé de suspension du permis de construire de la ferme-usine des 1 000 vaches à Drucat (Somme). Nous prenons acte de la décision de justice rendue aujourd’hui qui statue sur la régularité de la procédure administrative aboutissant à la délivrance du permis de construire. Elle confirme, comme on pouvait le redouter, que construire une usine démesurée pour y entasser des centaines d'animaux afin d'en tirer un bénéfice financier est bel et bien légal.

François Veillerette, Conseiller Régional EELV, souligne : « Le combat pour une agriculture durable et créatrice d’emplois n’est pas fini. Sur la procédure, nous faisons confiance à Novissen, la Confédération Paysanne ou encore Picardie Nature pour intenter tous les recours possibles à ce projet aberrant. Sur le fond, la lutte pour un modèle agricole soutenable doit se poursuivre dans le champ politique, au Parlement mais aussi au niveau européen. La ferme-usine des 1 000 vaches est caractéristique de cette bataille, au-même titre que l’allègement du régime ICPE pour les élevages porcins, passé par décret en décembre dernier ».

 Pour Barbara Pompili, Députée de la Somme : « Le gouvernement a affirmé que ce modèle agro-industriel ne correspondait pas à celui qu'il souhaitait pour l'agriculture française.

L'heure est maintenant venue d'associer les actes à la parole. Il se trouve justement que la loi d'avenir agricole est actuellement examinée par le Parlement. Alors que les écologistes ont porté des propositions pour empêcher de tels projets, dont le gigantisme menace l'emploi, la santé, l'environnement et le bien-être animal, elles n’ont pour l’instant pas été satisfaites. Il devient donc indispensable que le gouvernement se saisisse de la deuxième lecture de la loi à l'Assemblée nationale pour concrétiser ses engagements ».

Karima Delli, Eurodéputée EELV, précise :« cette décision est bien sûr une déception pour tous les défenseurs d'un modèle agricole, durable, raisonné et respectueux du monde qui l'entoure en général, et de la condition animale en particulier. C'est un coup porté au combat légitime des citoyens qui s'opposent au projet inutile écologiquement et économiquement de la ferme des 1 000 vaches et de l'agro-business, mais cela ne remet pas en cause notre détermination et nos convictions. Notre ministre de l'écologie, Philippe Martin, a le dossier sur son bureau, nous lui demandons de nouveau de stopper cette folie afin de promouvoir une agriculture durable et respectueuse de l'environnement ».

Enfin, José Bové, Eurodéputé EELV, conclue :« La rentabilité de cette ferme gigantesque ne sera assurée à terme que grâce aux soutiens publics qui permettent de revendre à EDF jusqu’à 20 centimes le kwh d’électricité produit à partir de la méthanisation. La collectivité ne doit en aucun cas soutenir de manière détournée des projets comme la ferme des 1000 vaches. Le gouvernement doit dans les plus brefs délais fixer un seuil pour stopper ce type de projet aberrant, coûteux et nocif. La mobilisation doit continuer et s’intensifier ».

 

José Bové,  Eurodéputé EELV

Karima Delli et François Veillerette,  Candidats EELV aux élections européennes dans le Nord-Ouest

Barbara Pompili, Députée de la Somme

Christophe Porquier et Evi Ralli, Porte-parole EELV Picardie 

 
 

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"Blog FR3 Picardie-la-mer" du 12 mars 2014 

 

 

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"L'Express" le 26 février 2014 

http://blogs.lexpress.fr/suv/2014/02/26/activisme-positif/ 

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"Ouest-France" le 25 février 2014 

http://www.ouest-france.fr/salon-de-lagriculture-colere-contre-le-projet-de-ferme-des-1000-vaches-1958041   

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"Web-Agri" le 25 février 2014  

 

 

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"Le Courrier Picard" le 25 février 2014  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 (Divers documents sur la manif de Nantes du 22 février 2014)  http://acipa-ndl.fr/actualites/divers/item/392-retour-sur-la-manifestation-du-22-fevrier-2014

 

 

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"Huffington Post" le 21 février 2014  

 http://www.huffingtonpost.fr/2014/02/21/francois-hollande-animaux_n_4830042.html

(A l'occasion de l'ouverture du Salon de l'Agriculture, les déclarations de François Hollande).
 

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"Democrateek" le 21 février 2014  

 

 Un article du blog "La Candidate" concerne la ferme des 1000 vaches :

 

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"Planète" le 19 février 2014 

 

http://www.20minutes.fr/planete/1302294-la-ferme-des-mille-vaches-suspendue-a-la-decision-du-tribunal

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 "Le Courrier Picard " le 18 février 2014 

 

 

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"FR3 Picardie" le 17 février 2014 

 

vidéo (2'07) du reportage passé aux actualités régionales du 19/20 concernant l'audience au Tribunal Administratif

http://www.youtube.com/watch?v=lWkIFTUNdtg&feature=youtu.be

 

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"France Info", "Le Figaro.fr" et "Picardie France 3", le 17 février 2014 

 
 
 

 

" TF1 news " le 12 février 2014 

 

A 20h35, reportage-vidéo de 2'57": présentation d'une ferme-usine géante en Allemagne

 

http://videos.tf1.fr/jt-20h/2014/allemagne-controverse-autour-de-fermes-geantes-gerees-comme-8364747.html
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"Le Journal d'Abbeville " le 12 février 2014 

 

 

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"Le Courrier Picard " le 08 février 2014 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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"France 3 Picardie - Picardie, la mer - Le blog " le 07 février 2014 

 

http://blog.france3.fr/picardie-la-mer/2014/02/07/1000-vaches-fnsea-versus-novissen-agriculteurs-contre-riverains.html
avec reportage vidéo de 1'52 de FR3 au cours de la réunion du 6 février au soir
 

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"Côte Picarde - Le blog de Francis Olocco" le 07 février 2014 

 

 

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"France 3 Picardie" le 06 février 2014 

 

 

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"France 3 Picardie - Picardie, la mer - Le blog " le 05 février 2014  

 

http://blog.france3.fr/picardie-la-mer/2014/02/05/1000-vaches-ramery-fait-un-pas-en-arriere-mais-recoit-le-renfort-de-la-fdsea.html

 

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"Le Courrier Picard" le 01 février 2014 

 

P. Martin : « Pas mon modèle »   
Une délégation de militants anti-Mille vaches - une ferme laitière géante en construction au nord d'Abbeville - composée de Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, et de Michel Kfoury, président de l'association locale Novissen, ont été reçus jeudi soir par Philippe Martin, ministre de l'Écologie et du Développement durable. Après plus d'une heure d'échanges, les militants sont ressortis satisfaits. « Nous attendions une position claire, nous l'avons eue, se félicite Michel Kfoury. Le ministre nous a expliqué que ce projet ne correspond pas au modèle d'agriculture qu'il défend. Il ne veut pas que ce projet voie le jour. » Cette prise de position constitue un changement de cap du gouvernement, puisqu'en 2013, les services de l'État ont validé le projet. Après Cécile Duflot, ministre de l'Égalité des territoires et du Logement, et donc Philippe Martin, les militants espèrent rencontrer Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture. Au grand dam de Michel Welter, le responsable du projet Mille vaches : « Nous avons demandé à rencontrer les ministres de l'écologie et de l'Agriculture il y a des mois. Pas de réponse. Eux, ils sont venus, ils ont cassé, on les reçoit. C'est fabuleux ». Par T.D.
 

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"Le Courrier Picard" le 31 janvier 2014 

 

DRUCAT Le ministre de l'Ecologie soutient les anti-Mille vaches

 

 
Philippe Martin, ministre de l'Ecologie et du Développement durable, a reçu jeudi soir les militants anti-Mille vaches. 
Plus d'une heure d'échanges dont il est ressorti que pour le ministre, la ferme laitière géante en construction au nord d'Abbeville ne représente
pas son "modèle de développement agricole", a relaté Laurent Pinatel, le porte-parole de la Confédération paysanne.
La "Conf" et Novissen, l'association locale opposée au projet, espère désormais rencontrer le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.
 

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"Actu Environnement" le 31 janvier 2014  

 

 

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"France 3 Picardie" le 31 janvier 2014  

 

http://picardie.france3.fr/2014/01/31/ferme-des-1000-vaches-la-confederation-paysanne-et-novissen-recues-par-le-ministre-de-l-ecologie-jeudi-406127.html

 

Ferme des 1000 vaches: la Confédération Paysanne et Novissen reçues par le Ministre de l'Ecologie jeudi

Reçues par le ministre de l'Ecologie Philippe Martin jeudi, la Confédération et l'association Novissen ont demandé un moratoire sur les projets de méthanisation en France et cela pour bloquer

le projet de la ferme des 1000 vaches à Drucat dans la Somme.  Par Jennifer Alberts

 

Selon les opposants, il y aurait trop de zones d'ombre autour du méthanisateur prévu dans le projet de la ferme des 1000 vaches à Drucat (80).

"Le promoteur a déposé un dossier pour un méthaniseur qui comporte trop de failles", a indiqué le porte-parole de la délégation, Laurent Pinatel. "Le lisier ne fournira que 50% des besoins, le
reste étant composé de déchets verts, d'ordures ménagères et boues d'épuration, bref tout ce que collecte l''exploitant Ramery Environnement. On n'est plus là sur de l'activité agricole".

"On a demandé un moratoire immédiat sur la méthanisation en France et un débat national, car c'est une bonne idée (pour produire de l'énergie) à condition qu'elle soit cadrée. Or aujourd'hui
elle ne l'est pas du tout" a-t-il estimé.

Le promoteur de la ferme des 1000 vaches, qui avait obtenu dans un premier temps une autorisation pour 500 têtes sur mille hectares, a déposé une nouvelle demande pour un millier de
ruminants en augmentant sa surface à 3.000 hectares.

"Philippe Martin nous a dit que ce n'était pas son modèle de développement agricole", a souligné Laurent Pinatel - ce qu'a confirmé à l'AFP l'entourage du ministre. Ce dernier s'est dit satisfait
 d'un entretien "très constructif" après celui, la semaine dernière, chez la Ministre chargée de l'Aménagement du territoire Cécile Duflot.

"Nous allons demander maintenant un rendez-vous avec le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll", a annoncé Laurent Pinatel, qui a "le sentiment que le gouvernement se positionne enfin
clairement contre le projet" de méga-ferme.

L'Etat a demandé la semaine dernière la démolition de bâtiments illégaux ne correspondant pas au permis de construire délivré, sans cependant avoir le pouvoir de contraindre le promoteur à
s'exécuter. "On fera en sorte que la loi soit respectée et toute irrégularité sanctionnée", a prévenu le porte-parole de la Confédération, qui se dit prêt à retourner occuper le chantier.
 
 

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"La newsletter de la Confédération Paysanne " - "Le fil paysan" n°31 - le 31 janvier 2014 (extrait) 

Editorial

 

 

L'année commence fort !

 

Inlassablement, nous analysons, nous dénonçons, nous proposons une vision d'avenir pour les paysans, pour les petites et moyennes fermes. Nous luttons contre cette foutue industrialisation

de l'agriculture qui emporte tout sur son passage… Tout ça pour le fric, la rentabilité.

 

Une loi permettait de criminaliser les paysans en leur empêchant d'utiliser leurs semences ? Mobilisation, détermination, et après quelques heures d'occupation du GNIS l'engagement que cette

 loi ne concernera pas les semences !

 

Les 1000 vaches sont une avancée inéluctable, personne n'y peut rien ? Là aussi, la folle envie, l'implacable conviction que pour nous, pour l'ensemble de la société, pour l'avenir de nos enfants,

 ce projet fou ne doit pas voir le jour ! Des actes, forts, posés, assumés. Et enfin, la fin de la ferme usine de Drucat est actée !

 

Ces combats, nous les avons gagné parce que nous avons su les mener, collectivement !

 

Sans découragement, ni fatalité !

 

Alors, en 2014, on ne lâchera rien ! De Notre-Dame-des-Landes  au maïs OGM, des plantes mutées à la PAC, du revenu des paysans à l'indispensable mise en place d'une agriculture paysanne,

 on continue !

 

« Il faut agir, agir, agir » disait Marie Curie. 

 

Les 1000 vaches, c'est fini !

 

La mobilisation de la Conf' et de ses partenaires a payé. Depuis septembre, nous nous sommes mobilisés pour que la ferme-usine des 1000 vaches à Drucat dans la Somme ne voie pas le

jour. Dernière action en date : l'occupation du chantier par une centaine de paysans le 16 janvier. Ce jour-là, nous avons obtenu un rendez-vous avec Cécile Duflot, et un autre avec Philippe

Martin. Michel Ramery, le promoteur du projet, se sentant certainement intouchable, s'était autorisé à dépasser largement les contraintes de son permis de construire. C'est donc sur le bureau de

la ministre du Logement et de l'Aménagement du territoire que s'est retrouvé le dossier. Le 23 janvier, Cécile Duflot nous a informés de la décision du préfet de la Somme d'arrêter le chantier

et d'ordonner la destruction des bâtiments illégaux. Elle a, par ailleurs, apporté son appui politique à cette décision.

 

Une volonté confirmée par le ministre de l'Ecologie rencontré hier. Il a affirmé que ses services se penchaient en ce moment sur le permis d'exploitation de la ferme-usine.

 

Les leviers légaux viennent donc de nous permettre d'empêcher ce projet désastreux de voir le jour. Nous attendons désormais que les volontés politiques s'inscrivent dans la durée. La Loi

d'avenir agricole et la PAC en cours de discussion doivent refléter l'ambition de stopper clairement l'industrialisation de l'agriculture.

 


 

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"Libération " le 30 janvier 2014

 

Ferme des 1 000 vaches : la confédération demande un moratoire sur la méthanisation

Après Cécile Duflot la semaine dernière, l'organisation agricole, très remontée contre le projet de ferme géante, a rencontré ce jeudi le ministre

de l'Ecologie.

 

La Confédération paysanne, très mobilisée contre le projet des «1 000 vaches» dans la Somme, a demandé jeudi au ministre de l’Ecologie Philippe Martin un

moratoire sur les projets de méthanisation pour bloquer le chantier de la méga-ferme.

Contre les «1 000 vaches», la Confédération paysanne fait le tour des ministres

Autres articles: Ferme des «1 000 vaches» : l’Etat veut des bulldozers

Michel Ramery, l'entrepreneur en BTP derrière la ferme géante

Elevage industriel : les mauvais comptes des mille et une vaches

Par Sylvain Mouillard

Reçue pendant «plus d’une heure» par le ministre et son conseiller chargé du dossier, la délégation de la Confédération et de l’association d’opposants locaux

Novissen s’est dite prête à «utiliser toutes les failles du dossier» pour contrer le chantier, dont le flou qui entoure selon elle le projet de méthanisation.

«Le promoteur a déposé un dossier pour un méthaniseur qui comporte trop de failles», a indiqué le porte-parole de la délégation, Laurent Pinatel. «Le lisier ne

fournira que 50% des besoins, le reste étant composé de déchets verts, d’ordures ménagères et boues d’épuration, bref tout ce que collecte l’exploitant Ramery Environnement. On n’est plus là sur de l’activité agricole».

«On a demandé un moratoire immédiat sur la méthanisation en France et un débat national, car c’est une bonne idée (pour produire de l’énergie) à condition

qu’elle soit cadrée. Or aujourd’hui elle ne l’est pas du tout» a-t-il estimé.

Le promoteur de la ferme des Mille vaches, qui avait obtenu dans un premier temps une autorisation pour 500 têtes sur mille hectares, a déposé une nouvelle

demande pour un millier de ruminants en augmentant sa surface à 3 000 hectares.

Démolition

«Philippe Martin nous a dit que ce n’était pas son modèle de développement agricole», a souligné Laurent Pinatel - ce qu’a confirmé à l’AFP l’entourage du

ministre. Ce dernier s’est dit satisfait d’un entretien «très constructif» après celui, la semaine dernière, chez la ministre chargée de l’Aménagement du territoire

Cécile Duflot.

«Nous allons demander maintenant un rendez-vous avec le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll», a annoncé Laurent Pinatel, qui a «le sentiment que le gouvernement se positionne enfin clairement contre le projet» de méga-ferme.

L’Etat a demandé la semaine dernière la démolition de bâtiments illégaux ne correspondant pas au permis de construire délivré, sans cependant avoir le pouvoir

de contraindre le promoteur à s’exécuter.

«On fera en sorte que la loi soit respectée et toute irrégularité sanctionnée», a prévenu le porte-parole de la Confédération, qui se dit prêt à retourner occuper le

chantier.   AFP

 

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"Newspress" le 27 janvier 2014

 

 http://www.newspress.fr/Communique_FR_275249_235.aspx

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"FR3" le 24 janvier 2014

 

12h : https://www.youtube.com/watch?v=9HxL6fKA3ao#t=3

 19h : http://www.youtube.com/watch?v=XyVlSOerf9Q

 

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" Actu Environnement" le 24 janvier 2014

 Ferme des "1000 vaches" : les bâtiments illégaux seront détruits

La ministre de l'Egalité des territoires, Cécile Duflot, a confirmé jeudi 23 janvier l'arrêt des travaux et la destruction des bâtiments illégaux de la ferme dite "des 1000 vaches", annonce la Confédération paysanne. Cette annonce a été faite par le syndicat d'agriculteurs à l'issue de sa réception, avec l'association Novissen d'opposants locaux au projet, par le cabinet de la ministre. 
"Les nombreuses infractions relevées en décembre sur le site par les services de l'Etat, au regard du permis de construire déposé, montrent à quel 
point les promoteurs de ce genre de monstre (…) se moquent des lois comme de l'intérêt public", réagit l'eurodéputé écologiste José Bové. 
"Nous demandons désormais à Philippe Martin, ministre de l'Ecologie, de revoir l'arrêté autorisant cette exploitation laitière, afin de se conforter au 
projet d'agro-écologie promu par le gouvernement de Monsieur Ayrault", indique Karima Delli, également eurodéputée EELV. Il est vrai que l'annonce de Cécile Duflot concerne la conformité de l'installation par rapport aux règles d'urbanisme et non vis-à-vis de la réglementation des installations classées (ICPE) qui relève, quant à elle, du ministère de l'Ecologie. Ce dernier s'est engagé à recevoir les représentants des opposants le 30 janvier. 
Une autorisation pour 500 vaches 
Le projet de ferme industrielle, porté par l'entrepreneur en BTP, Michel Ramery, est situé sur les communes de Drucat-le-Plessiel et de Buigny-
Saint-Maclou dans la Somme. L'arrêté préfectoral d'autorisation au titre de la législation des installations classées a été délivré le 1er février 2013. Il limite à 500 le nombre de vaches laitières de l'établissement, tant que la surface d'épandage des effluents ne sera pas suffisante. 
Le permis de construire, quant à lui, a été signé le 7 mars 2013. Les opposants estiment que les dimensions de la ferme, et du méthaniseur associé, 
n'ont pas été modifiées par rapport au projet initial, plus ambitieux, qui portait sur un établissement de 1000 vaches.

Article publié le 24 janvier 2014

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"Le Courrier Picard" le 24 janvier 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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"Ouest France" le 24 janvier 2014

 

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 "L'Humanité.fr" le 23 janvier 2014  

 

 

L’Etat invite l’entrepreneur à démonter les bâtiments de la ferme-usine qui ne sont pas conformes aux règles, et saisit la justice en ce sens.

Pour ceux qui s’opposent à cette usine à vaches, c’est un premier point de marqué, et pas des moindres: l'Etat vient d’annoncer, ce jeudi en fin d’après-midi,

qu’il demande aux promoteurs de la ferme des 1000 vaches, dont la construction a déjà démarré dans la Somme, de démolir les bâtiments excédant la taille

autorisée par le permis de construire. «Les services de l'État ont constaté que le chantier ne correspond ni aux règles, ni au permis de construire, et ont invité l

e propriétaire à démolir les installations litigieuses», a indiqué le cabinet de Cécile Duflot, à l’issue d’un entretien avec les représentants de la Confédération

paysanne et de Novissen, association locale mobilisée contre la ferme-usine.

Infraction

La semaine dernière, les deux organisations avaient investi les bâtiments en construction, bloquant les accès aux camions et empêchant la poursuite des travaux.

 Leur revendication: être reçu par Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, et la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, auprès de laquelle ils entendaient contester le permis de construire accordé à l’entrepreneur. Outre qu’il n’a pas été précédé explicitement d’une enquête publique, estiment les organisations, les

 bâtiments déjà sortis de terre dérogent aux plans présentés. Certains excèdent la taille indiquée. Un autre déborde de près de 25 mètres sur une zone

archéologique censée être préservée de toute construction. Cécile Duflot semble donc abonder dans leur sens, indiquant que «dans le respect du droit, les

installations devront respecter le permis de construire et que toutes celles en infraction seront détruites».

Baron du BTP

Déboulonnée, la ferme à méthane de Michel Ramery, baron du BTP et paladin, dans le Nord, du traitement industriel des déchets? C’est encore loin d’être gagné.

Car, indiquent les services de Cécile Duflot, l’Etat n’a pas le pouvoir «de contraindre le propriétaire à s'exécuter». Il a donc, parallèlement à «l’invitation» faite à l’entrepreneur, saisi la Justice – de même que l’avait fait Novissen, qui a porté plainte au pénal en décembre. La préfecture de la Somme elle-même a déjà fait

dresser des procès verbaux par des agents de la DDPM et de la DRAC, remis au Procureur.

Guerre politique

Reste que Michel Ramery, qui a déjà déposé, fin novembre, une demande de «permis modificatif» afin de mettre ses installations en conformité, peut très bien

décider d’aller au contentieux - et il y a de fortes chances qu’il le fasse, au vu des investissements engagés. Reste aussi que rien ne l’oblige à démolir ceux des

bâtiments qui seraient en conformité avec les plans, s’il y en a. Ni à en reconstruire d’autres «dans les clous» par ailleurs.

De fait, si une première étape de la bataille procédurière vient d’être remportée contre les 1000 vaches, la guerre politique, elle, reste à gagner. Elle se joue du

côté des ministères de l’Agriculture et de l’Environnement. Et devrait connaître un nouveau développement, le 30 janvier prochain, date à laquelle Philippe

Martin, ministre de l’Ecologie, doit rencontrer Novissen et la Confédération Paysanne.

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 "Le Parisien" le 23 janvier 2014 

http://www.leparisien.fr/environnement/ferme-des-1000-vaches-l-etat-demande-la-demolition-de-batiments-illegaux-23-01-2014-3520833.php

Ferme des «1000 vaches» : l'Etat demande la démolition de bâtiments illégaux

Publié le 23.01.2014, 20h04 | Mise à jour : 22h45

Les opposants au projet de ferme industrielle des 1000 vaches, dans la Somme, ont obtenu de l'Etat la destruction des bâtiments illégaux.
AFP / Philippe Huguen 
 


 
 
L'Etat demande aux promoteurs de la méga-ferme des «1000 vaches», dans la Somme, la démolition de bâtiments illégaux, excédant la taille autorisée par
le permis de construire, a indiqué ce jeudi le ministère chargé de l'Aménagement du territoire.

«Les services de l'État ont constaté que le chantier de la ferme des 1000 vaches ne correspond pas aux règles et ne correspond pas au permis de construire
et invité le propriétaire à démolir» les installations litigieuses, a déclaré le cabinet de Cécile Duflot, ministre de l'Égalité des territoires.<btn_noimpr>
Cependant, la même source a précisé que l'État n'avait pas le pouvoir «de contraindre le propriétaire à s'exécuter» et a donc saisi parallèlement la .

Le promoteur, qui a déposé simultanément une demande de «permis modificatif» pour ses installations, peut s'exécuter ou choisir d'aller au contentieux. «Mais
en aucun cas il ne peut choisir de construire hors de la légalité», a insisté le ministère.

Recevant jeudi matin une délégation de la Confédération paysanne et de Novissen, association locale opposée au projet, Cécile Duflot et son cabinet leur ont
confirmé que «dans le respect du droit, les installations devront respecter le permis de construire et que toutes les installations en infraction seront détruites».

«On refuse ce modèle de développement agricole»

Le porte-parole de la Confédération, Laurent Pinatel, a pour sa part affirmé avoir reçu l'assurance de Cécile Duflot que le 
 de la Somme avait ordonné la
démolition des bâtiments litigieux.

Le préfet de la Somme précise dans un communiqué avoir «demandé au porteur de projet de se mettre en conformité avec le permis de construire accordé»,
après un «constat d'anomalies dans la réalisation des travaux». Les procès-verbaux établis par la préfecture ont été transmis au procureur de la République,
ajoute la préfecture.

Le rendez-vous avec la ministre avait été obtenu par la Confédération paysanne après l'occupation du chantier de la future ferme le 16 janvier. «Notre combat
a payé. On a effectivement trouvé avec la ministre beaucoup de points de convergence concernant les failles du permis de construire et la dimension de
bâtiments qui ne respectent pas le permis», a insisté Laurent Pinatel. «On va continuer de dire qu'on refuse ce modèle de développement agricole : la
Confédération réclame un grand débat citoyen sur le sujet», a-t-il conclu.

L'ancien leader de la Confédération et député Europe Ecologie au 
 européen, José Bové, s'est félicité dans un communiqué de cette première victoire :
«Les nombreuses infractions relevées en décembre sur le site par les services de l'Etat (...) montrent à quel point les promoteurs de ce genre de monstre, ici
l'entrepreneur en BTP Michel Ramery, se moquent des lois comme de l'intérêt public»

«J'espère que les ministres concernés — Stéphane Le Foll (Agriculture), Philippe Martin (Ecologie) et Cécile Duflot (Aménagement du Territoire) — pourront
coordonner leurs actions politiques pour empêcher non seulement ce projet, mais à l'avenir tout projet de ce type, de se réaliser en France. L'Europe a besoin
de paysans, de fermes, pas de fermes-usines», conclut-il. La confédération doit justement être reçue le 30 janvier par Philippe Martin.

Un arrêté préfectoral du 1er février a limité à 500 le nombre de vaches laitières dans la ferme, mais les opposants estiment la mesure insuffisante pour empêcher
 la création d'une méga-ferme.

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 "Le Figaro.fr" le 23 janvier 2014 

Ferme des "1000 vaches": l'Etat veut démolir

Par LeFigaro.fr avec AFP     

Publié le 23/01/2014 à 18:55

L'Etat demande aux promoteurs de la méga-ferme des "1.000 vaches", dans la Somme, la démolition de bâtiments illégaux, excédant la taille autorisée par le
 permis de construire, a indiqué aujourd'hui le ministère chargé de l'aménagement du territoire.

Recevant jeudi matin une délégation de la Confédération Paysanne et de Novissen, association locale opposée au projet, Mme Duflot et son cabinet leur ont
confirmé que "dans le respect du droit, les installations devront respecter le permis de construire et que toutes les installations en infraction seront détruites".
Le porte-parole de la Confédération, Laurent Pinatel, a pour sa part affirmé avoir reçu l'assurance de Cécile Duflot que le préfet de la Somme avait ordonné la
démolition des bâtiments litigieux.

Le rendez-vous avec la ministre avait été obtenu par la Confédération paysanne après avoir occupé le chantier de la future ferme le 16 janvier.
Le syndicat doit être reçu le 30 janvier par le ministre de l'Environnement, Philippe Martin. 
Un arrêté préfectoral du 1er février a limité à 500 le nombre de vaches laitières dans la ferme, mais les opposants estiment la mesure insuffisante pour
empêcher la création d'une méga-ferme.

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 "EELV - Communiqué" le 23 janvier 2014 

1000 vaches : communiqué de Karima Delli, EELV Picardie et les élus régionaux
 
 

Ferme des 1 000 vaches :

« L’agro-business n’est pas notre modèle. »

 

Ce jeudi 23 janvier, la Confédération Paysanne et l’association Novissen étaient reçues par le cabinet de la Ministre du Logement et de l’Égalité des Territoires,

Cécile Duflot.

Laurent Pinatel et Michel Kfoury, porte-parole et président de ces organisations, ont tous deux confirmé que l’Etat a demandé au groupe de BTP Ramery de

détruire son bâtiment pour construction illégale.

Nous nous réjouissons de cette annonce qui met un coup d’arrêt à un projet destructeur sur tous les plans. Symbole d’une agro-industrie productiviste,

nous tenons à rappeler qu’il s’agit d’une aberration environnementale, sanitaire mais aussi économique puisqu’il ne vise qu’à créer une quinzaine d’emplois tout

en en détruisant 50 dans les fermes alentours.

Nous restons vigilant-e-s et mobilisé-e-s pour que la ferme-usine des « 1000 vaches » ne devienne pas le modèle d’agro-business qui se généralise

en France, tirant les prix vers le bas et condamnant de facto une agriculture ancrée dans les territoires et créatrice d’emplois.

Nous tenons à souligner l’engagement fort du gouvernement pour le respect des procédures administratives dans le domaine agricole, par le biais de la Ministre

de l’Égalité des Territoires.

Nous demandons désormais à Philippe Martin, Ministre de l’Ecologie, de revoir l’arrêté autorisant cette exploitation laitière, afin de se conforter au projet

d’agro-écologie promu par le gouvernement de M. Ayrault.

François Veillerette, conseiller régional écologiste, salue cette décision « qui concrétise des mois d’une lutte exemplaire de l’association Novissen au côté

de la Confédération Paysanne et d’Europe-Ecologie – Les Verts ».

Pour Karima Delli, députée européenne EELV : « Nous nous réjouissons de cette décision, ce projet est le symbole de la dérive d’une agro-industrie

productiviste qui sacrifie sur l’autel des profits le bien-être animal, l’emploi des agriculteurs, la santé des riverains et la protection de l’environnement. Nous

resterons vigilants, car il existe dans d’autres territoires en France et en Europe, des grands projets inutiles qui nous concerne toutes et tous, nous ne pouvons

continuer dans cette voie pour les générations futures. »

 

Karima Delli, députée européenne EELV; François Veillerette, conseiller régional EELV ; Christophe Porquier, porte-parole EELV Picardie

 

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 "LA Voix du Nord" le 23 janvier 2014

 

Agriculture : Ramery doit reculer sur «la ferme aux 1000 vaches» près d’Abbeville

Par la rédaction pour La Voix du Nord, Publié le 23/01/2014

 

 

Ce jeudi, la Confédération paysanne et l'association Novissen ont été reçues au ministère du Logement, lequel a demandé à l’entreprise Ramery de détruire un bâtiment pour construction illégale, là où le constructeur envisage de bâtir la première ferme-usine de production de lait associée à la production d'électricité par méthanisation, près d'Abbeville.

Pour Antoine Jean, chef de file de la Confédération paysanne dans le Nord-Pas-de-Calais, cette décision est « une victoire contre l'industrialisation de l'agriculture qui condamne à terme les petites fermes en France ». « La mobilisation paie, ajoute-t-il et l'Etat fait son travail. Nous sommes allés sur le chantier la semaine dernière pour constater l'illégalité de la construction. Ramery ne va pas baisser les bras mais nous venons de gagner une bataille ». Le groupe Ramery n'a pas souhaité faire le moindre commentaire.

http://www.lavoixdunord.fr/economie/agriculture-ramery-doit-reculer-sur-la-ferme-aux-1000-ia0b0n1867153

Contenu

 

 

 "20 minutes" le 23 janvier 2014 

 

http://www.20minutes.fr/planete/1279254-ferme-des-mille-vaches-cecile-duflot-vient-en-aide-aux-opposants-au-projet 

Ferme des mille vaches: Cécile Duflot vient en aide aux opposants au projet

 
Créé le 23/01/2014 à 14h50 -- Mis à jour le 23/01/2014 à 14h52

Des manifestants contre le projet des mille vaches devant le ministère de l'Agriculture, le 15 novembre 2013. AFP PHOTO / THOMAS SAMSON

AGRICULTURE - Le préfet de la Somme a demandé au promoteur de détruire les bâtiments construits illégalement…

Satisfaits : les représentants de l’association Novissen et de la Confédération paysanne reçus ce jeudi au ministère de l'Egalité des territoires et du Logement

en sont sortis avec le sourire. Dans leur lutte contre le projet de ferme des «mille vaches» dans la Somme, Cécile Duflot vient de leur donner un coup de main

en donnant «un coup de pied» à Ramery, l’entrepreneur à l’origine du projet : ce dernier a reçu ordre du préfet de détruire tous les bâtiments construits

illégalement.

>> Tout comprendre sur le projet de ferme des mille vaches avec notre chronologie interactive

«Les services du préfet ont constaté des infractions au permis de construire et ont donc demandé à Ramery de détruire les ouvrages illégaux, notamment ceux

qui sont sur une zone présentant un intérêt archéologique», explique Grégoire Frison, avocat de Novissen. Au total, environ un dixième des bâtiments devront

être démolis. «C’est un signe important de la part de l’Etat : Ramery n’est pas au-dessus des lois», se félicite Grégoire Frison.

Les ministères se repassent le dossier

Toutefois, la lutte contre le projet est loin d’être terminée. Si les mobilisations de la fin d’année 2013 ont poussé le dossier sur le bureau des ministères, la question

du modèle de développement agricole et de l’usage de la méthanisation se pose : «Est-ce qu’on veut que les produits alimentaires deviennent des sous-produits de l’énergie ? », questionne Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, qui espère pouvoir porter ce débat chez Stéphane Le Foll. Mais au ministère

de l’Agriculture, on a relégué le dossier des mille vaches aux collègues de l’Ecologie sous prétexte qu’il s’agit d’une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE).  

«Stéphane Le Foll a toujours été un peu fuyant sur le dossier, reconnaît la députée écologiste de la Somme Barbara Pompili. Il promeut l’agro-écologie mais

lorsqu’il est au pied du mur, que la question d’interdire ou non ces exploitations industrielles se pose, il recule.» Le dossier échoit donc à Philippe Martin, qui doit

recevoir les associations le 30 janvier. «On a vu l’échec social et environnemental de l’élevage intensif en Bretagne, s’indigne Michel Kfoury, président de

l’association de voisins de la ferme, Novissen. Ils veulent faire pareil à moins de 12km de la baie de Somme, une réserve naturelle qui pourrait être envahie par

1.500 litres de nitrates chaque année».

Industrie contre paysans

«La bataille continue également à l’Assemblée pour que la législation ne permette plus ces fermes, explique Barbara Pompili. Nous sommes favorables à la

méthanisation quand elle est faite pour gérer les déchets d’une ferme, pas quand on crée un méthaniseur et une ferme autour pour l’alimenter.» Les débats

au Parlement sur la loi d’avenir pour l’agriculture pourraient permettre de nouvelles avancées mais la mobilisation de terrain reste primordiale, estime la députée EELV : «Je suis heureuse que des éleveurs se sont joints à la manifestation du 16 janvier. Plus il y aura de gens du monde agricole mobilisés, mieux ce sera.»

Vincent Chombard, porte-parole de la Confédération paysanne de la Somme, estime que la ferme des mille vaches aurait un effet désastreux sur l’agriculture locale : «Ramery vendrait le lait à 270 euros la tonne. Les paysans ne font déjà pas de bénéfices à 300 euros, donc beaucoup risquent de baisser les bras.»

Alors que la région Picardie a «clairement fait le choix d’aider les petites exploitations», François Veillerette, vice-président au conseil régional en charge de l’environnement, de l’alimentation et de la santé, redoute que le projet ne signe la fin des petits paysans. Une question qui sera certainement soulevée par les

 associations lors du salon de l’Agriculture en février. «Une telle ferme n’a pas du tout une visée de développement agricole, c’est un projet industriel et Ramery

ne s’en cache pas. Mais si tous les acteurs se mobilisent, Ramery peut aussi, en tant qu’industriel soucieux de rentabilité, décider d’arrêter les frais», estime

Barbara Pompili.

Audrey Chauvet

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 "Le Journal d'Abbeville" le 23 janvier 2014 

 
 
 
Drucat 1000 vaches : l'Etat intime l'ordre à Ramery de démonter son bâtiment !

Victoire pour Novissen et La Confédération Paysanne, l'Etat a donné raison aux

associations en demandant à Michel Ramery de démonter son bâtiment.

Dernière mise à jour : 23/01/2014 à 14:28
 

 

et les membres de Novissen Les membres de Novissen et de la Confédération Paysanne sont “sur un petit nuage” ! Ils ont semble-t-il gagné la lutte qu’ils

mènent depuis plus de deux ans contre le projet de la “ferme-usine des 1000 vaches”.

 

Le secrétaire de Novissen, Marc Dupont, vient de confirmer le dernier rebondissement en date : “Laurent Pinatel de la Confédération Paysanne, Michel Kfoury,

président de Novissen et notre avocat, Grégoire Frison, ont été reçus par le chef de cabinet de Cécile Duflot qui est également passée. Et bilan : l’Etat intime

l’ordre à Michel Ramery de démonter tous les bâtiments non conformes au permis initital !”

Le promoteur va donc devoir démonter l’immense bâtiment qui était censé accueillir le millier de vaches, sous réserve d’un appel. Et Marc Dupont de préciser :

“M. Ramery devra ensuite attendre 3 mois après la démolition pour présenter un nouveau permis de construire”.

Ce jeudi 23 janvier à 15h, Novissen rencontrera Nicolas Dupont-Aignan (président de Debout La République) en Mairie de Drucat.

A lire dans notre édition du mercredi 29 janvier.

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"La France Agricole.fr du 22 janvier 2014 

 

http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/grand-prix-du-journalisme-agricole-stephane-le-foll-evoque-le-fantasme-des-1-000-vaches-83200.html

 
 

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"Novethic" par Clair Stam, envoyée spéciale à Berlin, le 21 janvier 2014 

Novethic

 

Allemagne : après le tournant énergétique, le tournant agricole ?

 

Planète \Environnement \Agriculture

 

Publié le 21-01-2014

 

 

 

 

Près de 30 000 personnes ont battu le pavé à Berlin le 18 janvier contre l'industrialisation de l'agriculture et l'accord de libre-échange actuellement en négociation

entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Mais au-delà des revendications, les organisateurs entendent donner une voix et un visage à un mouvement

social qui prend de l'ampleur en Allemagne, un mouvement qui appelle à une « Agrarwende », un tournant agricole.

 

Ils sont venus de toute l’Allemagne, mais aussi de France, de Grèce, de Bulgarie ou encore du Royaume-Uni, braver le froid hivernal de Berlin pour exprimer leur «ras-le-bol» («Wir haben es satt») de

 l’industrialisation de l’Agriculture. Armés de cuillères en bois et de casseroles, relayés par une sono généreuse en décibels et menés par 70 tracteurs, les manifestants ont défilé sous les fenêtres du ministère

de l’Agriculture, devant l’office représentant la Commission européenne à Berlin, pour in fine accrocher sur un fil posé au pied de la chancellerie leurs réquisitoires qu’ils étaient invités à rédiger sur de petits

papiers roses.

 

Scandales alimentaires, OGM, monoculture, conditions de travail scandaleuses dans les abattoirs, mainmise de la finance sur les terres agricoles d’ex-RDA, dépendance grandissante des agriculteurs envers

les semenciers, la liste des réquisitoires s’étire. De fait, elle reflète l’ampleur du mouvement qui prend lentement pied en Allemagne : 250 initiatives citoyennes ont pu ces dernières quatre années

bloquer la construction d’abattoirs géants et de larges complexes agricoles, rappelle au micro Eckehard Niemann, agriculteur et représentant du réseau «Des fermes au lieu des usines agricoles».

Des initiatives aussi nombreuses que discrètes mais à l’influence toujours grandissante. « Les représentants de ces initiatives se trouvent être ensuite élus dans les conseils municipaux ou régionaux »,

ajoute Eckehard Niemann.

 

Division du monde agricole

 

Face à cette montée en puissance politique et sociale, on ne s’étonne guère que le nouveau ministre de l’Agriculture, Hans-Peter Friedrich (CSU, la branche bavaroise des conservateurs) évite toute fin de

non-recevoir. « Tous les arguments avancés (par les manifestants) jouent un rôle important dans nos discussions et sont valables », fait-il savoir quelques heures après la manifestation. Sachant combien

le sujet est sensible, le ministre joue de la diplomatie en ajoutant que « chacun veut parvenir à une production agricole durable et de haute qualité. Cependant, les chemins pour y parvenir sont variés ».

Or, l’exercice rhétorique ne fait que cacher un fossé qui s’élargit entre partisans de la politique agricole conventionnelle et tenants d’une refonte du paysage agricole.

 

Ainsi, face aux nombreuses critiques, le président de l’Association des agriculteurs allemands, Joachim Rukwied, se montre plus qu’excédé. Dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung, il se

plaint « des idéologues qui cherchent de manière constante à verser, au sens figuré, du lisier sur des familles d’agriculteurs honnêtes, à la seule fin de propager de fausses informations et de la peur ». La

réponse des opposants ne s’est pas faite attendre : « Visiblement, notre cher président des agriculteurs, pardon, président de l’agriculture industrielle a les nerfs à vif », relève avec malice Christoph Bautz,

un des coordinateurs de la manifestation.

 

Rapprocher à nouveau consommateurs et agriculteurs

 

« Les agriculteurs sont passés d’un statut de producteur à celui de transformateur. Ils dépendent des centrales d’achat et des banques, et ont de ce fait perdu leurs pouvoirs de décision », déplore Denis

Beaulieu, agriculteur breton, dans le bio depuis 1982. Il est l’initiateur de la « Manufacture de l’écologie réaliste », une organisation qui recense les différentes expériences bio et durables en France pour

permettre par la suite les échanges d’expériences. Venu spécialement à Berlin à l’occasion de la manifestation, l’agriculteur français se joint aux revendications de ses collègues allemands qui plaident

pour un rapprochement entre consommateurs et agriculteurs. « Les consommateurs et les agriculteurs doivent se rapprocher de nouveau. Avec l’industrialisation de l’agriculture, les liens se sont

distendus, la production est devenue anonyme et routinière », relève Bernd Schmitz, producteur de lait dans la région de Bonn qui observe que « la politique agricole, c’est aussi de la politique sociale,

un maillon essentiel pour réussir le tournant agricole ».

 

Clair Stam, envoyée spéciale à Berlin 
© 2014 Novethic - Tous droits réservés

 

 
 

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 "FR3 Midi Pyrénées" le 19 janvier 2014 

 

http://midi-pyrenees.france3.fr/2014/01/19/l-inquietude-des-eleveurs-aveyronnais-contre-les-nouvelles-mesures-pac-398269.html

5 éleveurs de l'Aveyron sont venus à Drucat le 16 janvier - lien contenant une vidéo.

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 "Alternatifs" le 19 janvier 2014

 http://www.alternatifs.org/spip/non-a-la-ferme-des-1000-vaches

"Solidarité-Ecologie-Féminisme-Autogestion"

 

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"Libération" le 18 janvier 2014

 

 

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"FranceTV info" le 18 janvier 2014

 

 http://actualite.portail.free.fr/monde/18-01-2014/video-des-milliers-de-personnes-manifestent-a-berlin-pour-une-agriculture-plus-ecologique/

VIDEO. Des milliers de personnes manifestent à Berlin pour une agriculture plus écologique.

 
 

Sous le slogan "ça nous gave !", 30 000 personnes marchent dans Berlin, samedi 18 janvier, contre l'accord de libre-échange en négociation, soupçonné

de "nuire aux agriculteurs et aux consommateurs" européens. Des associations pro-environnementales et caritatives, mais aussi Attac et les labels d'agriculture

 biologique, réclament la fin d'une "politique clientéliste en faveur de l'industrie agro-alimentaire".

Les manifestants fustigent les conditions d'élevage des animaux, les OGM et la concentration des terres agricoles aux mains de gros investisseurs. Ils

réclament une nourriture de meilleure qualité, un soutien plus actif aux jeunes agriculteurs, à l'agriculture biologique ou encore l'éradication de la faim dans

le monde.

Flanqués de 70 tracteurs, les protestataires se sont rendus à la chancellerie. Le Salon de l'agriculture de Berlin, l'un des plus grands du monde, se tient

jusqu'au 26 janvier dans la capitale allemande. 72 ministres de l'Agriculture du monde entier s'y réunissent ce samedi.

 

REGARDEZ LA VIDEO sur francetvinfo.fr

 

 

 

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"Résistance Inventerre" le 17 janvier 2014 

 
"Résistance- Information- Non- Violence- Environnement- Terre"
 

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"Breizh Journal" le 17 janvier 2014

 

 
avec une vidéo amusante mais percutante !!!

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"L'Humanité" le 17 janvier 2014

 

http://www.humanite.fr/environnement/ruades-chez-les-1-000-vaches-557229 

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"TF1 " le 17 janvier 2014

 

reportage pendant le journal de 13h (1'44)

http://www.youtube.com/watch?v=7r8i9opxloE&feature=youtu.be

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"Le Courrier Picard " le 17 janvier 2014

 

http://m.courrier-picard.fr/region/les-militants-squattent-l-etable-geante-des-1000-vaches-ia0b0n291799

Des militants de la Confédération paysanne ont squatté, jeudi matin, le chantier de la ferme des Mille vaches, demandant à être

reçus par Cécile Duflot et Philippe Martin. Pari gagné.

 
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Photo THOMAS DIEVART

 
 

Pour la troisième fois depuis septembre 2013, la Confédération paysanne s'est invitée chez Michel Ramery, à Drucat, au nord d'Abbeville (Somme).

Jeudi matin, à 8 heures pétantes, une soixantaine de militants anti-Mille vaches a débarqué dans ce qui sera bientôt la plus grande ferme laitière de France.

Revendication du jour : obtenir de la ministre du Logement et de l'Égalité des territoires, Cécile Duflot, un entretien dans les plus brefs délais. « Europe

Écologie Les Verts, à plusieurs reprises, nous a assuré son soutien. Maintenant, il faut le montrer », a lancé Laurent Pinatel, à l'endroit de la ministre écologiste.

Le chantier a été arrêté dès l'arrivée des militants. Après un échange musclé entre M. Pinatel et Michel Welter, le responsable du projet Mille vaches, le calme

est revenu. M. Welter a fait part de son intention de déposer plainte.

« Ils ont franchi la ligne rouge »

Sur place, une dizaine de gendarmes encadrait cette opération de squat, ponctué par une séance de menottage de quelques minutes. Les manifestants ont

également tagué les bâtiments. « Non à l'usine à lait », pouvait-on lire sur les murs extérieurs de la future salle de traite automatisée. « Des fermes, pas des

usines », avait-on écrit dans l'immense étable de 234 m de long. « Ils ont franchi la ligne rouge, ils sont aujourd'hui dans l'illégalité », commentait Marc Dupont de Novissen, l'association locale dont quelques membres ont pris part à l'action. En cause, une demande de permis de construire modificatif, déposée en préfecture

le 28 novembre dernier. « Pour des raisons de construction, nous avons changé la forme ou l'emplacement de certains bâtiments », justifie Michel Welter.

« Puisque le dossier est en cours d'instruction, ils auraient dû arrêter le chantier. Ils construisent aujourd'hui sans y avoir été autorisés », rétorquent les opposants.

Après plus de quatre heures sur place, le téléphone de la Confédération a sonné. « Philippe Martin (ndlr : ministre de l'Écologie) propose de nous recevoir avant

la fin de la semaine et Cécile Duflot dès demain », a annoncé Laurent Pinatel, sous les applaudissements. À quelques mètres de là, Michel Welter observait, amer :

« Cela fait des mois que l'on demande un rendez-vous à Philippe Martin. Je me demande ce qu'il faut casser pour être entendu. » En début d'après-midi, la

Confédération paysanne a levé son action, confortée par cette « victoire d'étape ».

Sans doute pas la dernière.

 

THOMAS DIÉVART

 

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"Actualités 24h" le 16 janvier 2014

 

http://www.actualite24h.com/sujet/Association%20De%20Riverains%20Novissen

(voir toutes les actualités connexes)

 

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"FR 3 Picardie - actualités régionales" le 16 janvier 2014

 

reportage au cours du JT de 12/13

reportage au cours du JT de 19/20   (2'10)

 

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"France Bleu Picardie" le 16 janvier 2014

 

http://www.francebleu.fr/infos/la-ministre-cecile-duflot-va-recevoir-les-opposants-la-ferme-dite-des-1000-vaches-1192432 

 

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"France 3 Picardie" le 16 janvier 2014

 

http://picardie.france3.fr/2014/01/16/ferme-des-1000-vaches-la-confederation-paysanne-verrouille-le-chantier-de-drucat-80-396055.html

avec vidéo

 

 

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"La Confédération Paysanne" le 16  janvier 2014

 

Le dossier des 1000 vaches sur le bureau des Ministres: la persévérance a payé!

 

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2205&PHPSESSID=5p13f6rn44mlia476gnusuq9u7


 

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"La France Agricole" le 16 janvier 2014

 

 ww.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/lait-ferme-des-1-000-vaches-le-chantier-bloque-quelques-heures-par-la-confederation-paysanne-82901.html

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"Revenu Agricole" le 16 janvier 2014

 

 

http://www.revenuagricole.fr/focus-gestion/memos-gestion/memos-gestion-patrimoine/142-memos-economie-finance/economie-agricole/10119-les-paysans-de-la-conf-demontent-les-batiments-illegaux-des-1000-vaches-confederation-paysanne

 

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"AFP" le 16 janvier 2014

 

http://www.dunkerque.maville.com/actu/actudet_-plusieurs-dizaines-de-militants-bloquent-le-chantier-de-la-ferme-des-mille-vaches_fil-2470735_actu.Htm 

 

http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/plusieurs-dizaines-de-militants-bloquent-le-chantier-de-la-ferme-des-mille-vaches-article_88195/ 

 

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"Ouest France" le 16 janvier 2014

  

http://www.ouest-france.fr/ferme-des-1-000-vaches-blocage-du-chantier-par-des-militants-1856681

 

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"Reporterre" le 16 janvier 2014

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article5267

Les paysans opposés à la ferme des Mille vaches ont gagné un rendez-vous avec les ministres.

 

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"Le Nouvel Observateur " le 16 janvier 2014

 

Ferme des 1000 vaches: les militants seront reçus par les ministres.

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140116.OBS2677/des-militants-bloquent-le-chantier-de-la-ferme-des-1-000-vaches.html

 

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"Le Journal d'Abbeville" le 16 janvier 2014

Ferme des 1000 vaches : la confédération paysanne bloque le chantier

http://www.lejournaldabbeville.fr/2014/01/16/ferme-des-1000-vaches-la-confederation-paysanne-bloque-le-chantier/

Une centaine de personnes s'est rendue sur le site de la ferme des 1000 vaches ce matin pour stopper le chantier.

Dernière mise à jour : 16/01/2014 à 14:17 

Une centaine de militants de la Confédération paysanne a bloqué ce jeudi matin le chantier de la ferme-usine des 1000 vaches à Drucat.

 

Ils se sont menottés aux poteaux du bâtiment principal, symbolisant par ce geste les conséquences désastreuses de ce projet sur leur avenir. Selon les manifestants : “Ce bâtiment, comme tous ceux qui ont été construits ces derniers mois, n’est pas conforme au permis de construire.”

La confédération paysanne poursuivant : “Une demande de permis modificatif a été déposée en préfecture. L’Etat, via le ministère de l’Aménagement du territoire, a donc les cartes en main pour mettre fin à ce projet mais nos sollicitations restent sans réponse. Les paysans prennent donc leur responsabilité pour stopper le chantier en le démontant.

Des bâtiments plus grands, plus hauts, déplacés… Le sentiment d’impunité de Michel Ramery semble être sans limites. Une absence de réaction aujourd’hui démontrerait clairement le choix fait par le gouvernement : celui des nantis qui s’enrichissent sur le dos des paysans. L’association de riverains Novissen a déposé un référé pour que la demande de permis modificatif ne soit pas acceptée. La Confédération paysanne soutient cette démarche. Au-delà, si Miche Ramery se croit tout permis grâce à ses amitiés politiques, il doit comprendre qu’il fait erreur. L’Etat, comme l’a promis le sous-préfet d’Abbeville, doit faire respecter la loi : stopper le chantier et détruire les bâtiments non conformes.

Dans un second temps, les sénateurs et les députés qui étudient en ce moment la Loi d’avenir pour l’agriculture, devront intégrer dans le texte un encadrement strict des montages sociétaires qui permettent à certains de s’agrandir aux dépends des paysans fiers de leur métier et qui doivent pouvoir en vivre.

La ferme-usine des 1000 vaches est un symbole. Stopper ce projet ne peut être qu’une première étape. L’Etat doit prendre ses responsabilités pour donner un avenir aux paysans, pour que les territoires ruraux retrouvent leur dynamisme, pour que l’environnement soit respecté, pour que les consommateurs aient accès à une alimentation de qualité. L’industrialisation de l’agriculture est peut-être le moyen de retrouver quelques fractions de points de croissance, mais elle détruira tout sur son passage.” 

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"Le Courrier Picard " le 16 janvier 2014

Ferme des 1000 Vaches : le permis de construire en question

Publié le 16/01/2014

Par THOMAS DIÉVART

Les promoteurs de la ferme des Mille vaches ont modifié leur plan.

Pour les opposants, il y a construction illégale. Les services de l'État ont été saisis du dossier.

  

Nouveau rebondissement autour de la ferme des Mille vaches. Cette exploitation laitière hors normes en cours de construction au nord d'Abbeville cristallise l'attention d'opposants chaque jour plus nombreux, au premier rang desquels Claude Dubois, vice-président de Novissen, l'association créée en 2011 pour contrecarrer ce projet mené, entre autres, par Michel Ramery.


M. Dubois, pilote à ses heures perdues, survole quotidiennement le site : « Je me suis aperçu courant décembre que la distance entre deux bâtiments 
paraissait plus grande que sur les plans. Entre deux, il y a des fondations que je n'ai pas sur les plans. »

Des contrôles sur le chantier

Effectivement, la SCEA Côte de la Justice, qui mène le projet, a modifié ses plans, « pour des raisons de construction et de circulation », explique Michel Welter, le chef du projet. Ici, la largeur d'un bâtiment a été corrigée de 50 cm, là, la forme d'un autre a été modifiée.

De facto, l'entreprise a déposé, le 28 novembre 2013, une demande de permis de construire modificatif auprès de la préfecture. Dès lors, la procédure s'est mise en route. Des experts de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) et de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), en l'occurrence un archéologue, ont effectué des contrôles sur place. Des procès verbaux ont été dressés. « La suite réservée relève du procureur de la

République », explique-t-on en préfecture.

De son côté, Novissen a elle aussi saisi le procureur avec dépôt de plainte « pour construction illégale », note son président Michel Kfoury, l'association 
estimant que les promoteurs auraient, au bas mot, dû attendre le résultat de l'enquête administrative pour poursuivre la construction. Cette brèche, dans laquelle les opposants se sont engouffrés bien volontiers, leur offrira peut-être l'opportunité d'un nouveau recours auprès du tribunal administratif contre le permis de construire.


Sur le plan pratique, les promoteurs de la ferme des Mille vaches - qui regroupera en réalité 500 vaches allaitantes et leur suite dans un premier temps - 
espèrent produire leur premier litre de lait au printemps.

THOMAS DIÉVART


Le préfet ouvre sa porte à Novissen.

La récente affaire du permis de construire a offert à Novissen l'occasion de solliciter à nouveau un entretien avec Jean-François Cordet, préfet de Région, lequel a répondu positivement, considérant « que la question de la demande de permis de construire modificatif est un élément nouveau », et qu'il peut donner matière à une discussion, précisaient mercredi les services de la préfecture.

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"Picardie, la mer" - France 3 Picardie, blog de Sabine Godard du 14 janvier 2014

 

http://blog.france3.fr/picardie-la-mer/2014/01/14/ferme-des-1000-vaches-novissen-en-embuscade.html

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"FR3 Picardie" du 11 janvier 2014

 

http://picardie.france3.fr/2014/01/11/ferme-des-1000-vaches-manifestation-devant-la-prefecture-de-beauvais-392909.html

avec vidéo

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"Daily Nord" du 11 janvier 2014

 

http://dailynord.fr/2014/01/la-ferme-des-1000-vaches-le-notre-dame-des-landes-du-nord/

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"Le Courrier Picard" du 11 janvier 2014

 

http://www.courrier-picard.fr/region/claude-gewerc-et-les-mille-vaches-ia0b0n286166

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"Reporterre" du 06 - 07- 08 - 09 - 10 janvier 2014 (série à suivre...)

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article5221

"Reporterre" publie en janvier 2013 une enquête approfondie sur le projet de Ferme des Mille Vaches dans la Somme, dont voici les premiers volets :

 

 

 Articles de Fabrice Nicolino à lire !!!

 

6 janvier:Dans la Somme, le projet des Mille Vaches veut transformer l’agriculture en industrie

http://www.reporterre.net/spip.php?article5203

 

7 janvier: Les dix embrouilles de la ferme des Mille vaches

http://www.reporterre.net/spip.php?article5206

 

8 janvier: Derrière l’usine agricole des Mille vaches, les étranges amitiés du PS

http://www.reporterre.net/spip.php?article5210

 

9 janvier :Derrière les Mille vaches, un modèle agro-industriel désastreux

http://www.reporterre.net/spip.php?article5220

 

10 janvier : De la ferme des Mille Vaches à l'affairisme du PS

http://www.reporterre.net/spip.php?article5229

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"Le Journal d'Abbeville" du 8 janvier 2014

 

http://www.lejournaldabbeville.fr/2014/01/08/la-vache-toujours-en-colere/

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Facebook - Toulouse - L214 du 07 janvier 2014

 

https://www.facebook.com/events/1384471401775361/?ref=22

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Une excellente revue de presse par L214 sur les manifestations du 07 janvier 2014

 

35 articles proposés ! !

 

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Intervention de Mme la Députée Barbara Pompili à l'Assemblée Nationale le 07 janvier 2014 

avec réponse de M. le Ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll (3'23)

 

http://www.politique-animaux.fr/elevage/barbara-pompili-questionne-stephane-le-foll-sur-loi-d-avenir-pour-l-agriculture

avec vidéo de 3'23

Question de Barbara Pompili, pour le groupe écologiste.

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